Une foule détrempée a accueilli l’Albiceleste à l’aéroport de Buenos Aires, le bus à impériale ouvrant son toit pour un dernier salut après la défaite 1‑0 contre l’Espagne en finale de la Coupe du monde.
Arrivée partielle sous la pluie
Seuls seize joueurs sur les vingt‑six sélectionnés ont touché le sol argentin, le reste du groupe restant aux États‑Unis pour rejoindre leurs clubs. Le vol AR1971 a atterri à 18 h 19, sans Lionel Messi ni Rodrigo De Paul, tous deux engagés à l’Inter Miami.
Parmi les présents, le gardien Emiliano Martínez a voyagé accompagné de ses deux enfants, Santino et Ava, affichant une tenue discrète comparée à la célébration controversée de 2023 où il brandissait une poupée à l’effigie de Kylian Mbappé.
- Emiliano Martínez (gardien)
- Nicolas Tagliafico
- Marcos Senesi
- Alexis Mac Allister
- Gonzalo Montiel
- Facundo Medina
- Lisandro Martinez
- Giovani Lo Celso
- Giuliano Simeone
- Leandro Paredes
- Nicolas González
- Valentín Barco
- Exequiel Palacios
- Juan Manuel López
Du terminal à la base d’entraînement
Deux bus décorés du message « Bienvenue à l’équipe nationale d’Argentine » attendaient les joueurs. Le choix du bus à toit ouvert a permis un échange direct avec les supporters, malgré les sept degrés et la bruine persistante.
Après une heure et demie de trajet, l’équipe s’est rendue au complexe de la Fédération où un dîner a été prévu. Selon La Nación, les joueurs n’ont pas affiché de sourires larges, mais les échanges étaient chargés de souvenirs et d’émotions liées à la campagne.
Un contraste saisissant avec la fête de 2022
En 2022, cinq millions de spectateurs avaient célébré la victoire argentine au Qatar sous une chaleur accablante, après un triomphe 3‑3 (4‑2 aux tirs) contre la France. Cette fois‑ci, la sobriété et le froid ont dominé le tableau, rappelant la différence d’ambiance entre une victoire historique et une défaite en finale.
Loin des acclamations massives, le retour de l’Albiceleste se dessine aujourd’hui comme un moment de recueillement, où chaque joueur porte le poids d’une campagne écourtée et la responsabilité de rebondir dès la prochaine échéance.