À Spa-Francorchamps, Kimi Antonelli a devancé Max Verstappen de 0,317 s, cueillant ainsi la pole position grâce à un gain de demi‑seconde décisif au deuxième secteur.
Aspiration et synchronisation : la stratégie de Red Bull
Lors du premier passage en Q3, Isack Hadjar a été chargé de placer Max Verstappen dans l’aspiration complète de l’arrière, entre Stavelot et la chicane du Bus. Hadjar a volontairement sacrifié son propre tour, sachant qu’il partirait en fin de grille après une mise à jour moteur. Après un bref drapeau rouge pour éliminer les gravillons projetés par Oscar Piastri, les deux voitures ont exécuté l’opération une seconde fois, cette fois sans à‑coup et avec un alignement optimal. Verstappen a pu franchir Hadjar sans relâcher l’accélérateur, obtenant un tour provisoire avant d’être dépassé par Antonelli.
Secteur 1 – Antonelli rapide mais pas le plus rapide
Premier tour : Antonelli 30,206 s contre 30,520 s pour Verstappen. Deuxième tour : 30,160 s pour l’Italien, 30,443 s pour le Néerlandais. Bien que Mercedes montre une meilleure vitesse de pointe dans la ligne droite des stands et à Eau Rouge, les deux monoplaces se rejoignent sur la partie finale du secteur, où le déploiement du système électrique neutralise les écarts.

Secteur 2 – la demi‑seconde qui a maintenu Antonelli en tête
Verstappen a réalisé 46,185 s, temps seulement battu par Lando Norris. Antonelli a amélioré son tour à 46,059 s, gagnant près de 0,5 s sur le Néerlandais qui s’est limité à 46,050 s au second passage. Cette avance provient d’une maîtrise du déploiement électrique, permettant à la Mercedes de conserver plus de vitesse dans les Combes sans perdre d’énergie, alors que Verstappen a dû doser davantage l’accélérateur à Malmedy.

Secteur 3 – l’aspiration n’a pas suffi pour Verstappen
Dans la portion finale, Antonelli a tenu son avance avec un temps de 28,142 s contre 28,185 s pour Verstappen, bien que les deux pilotes aient atteint des vitesses de pointe similaires à l’approche de l’Arrêt de bus. La différence de 5 à 8 km/h à ce point n’a pas permis à Verstappen de combler l’écart généré au secteur central.

Analyse des performances moteur
| Pilote | Secteur 1 | Secteur 2 | Secteur 3 |
|---|---|---|---|
| Antonelli | 30,160 s | 46,059 s | 28,142 s |
| Verstappen | 30,443 s | 46,050 s | 28,185 s |
Les données confirment que le pack hybride de Mercedes offre légèrement plus de puissance résiduelle dans les virages techniques, tandis que le moteur de Red Bull conserve son avance sur les longues lignes droites. L’incident de l’arrêt du drapeau rouge a cependant limité le nombre de tours complets disponibles, accentuant l’impact de chaque amélioration de temps.
Antonelli a ainsi démontré que, même en 2026, la combinaison d’une conduite précise et d’une gestion fine du système électrique peut supplanter l’aide d’un co‑pilote en aspiration.