Le parquet de Paris a immédiatement déclenché une enquête pour injure publique aggravée après les propos ouvertement racistes de la sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla à l’encontre de Kylian Mbappé, suite au huitième de finale de la Coupe du monde 2026 entre la France et le Paraguay.
Procédure judiciaire engagée
Conformément à l’article 33‑2 du code pénal, les faits reprochés – injures publiques fondées sur l’origine ou la race – sont passibles d’un an de prison et d’une amende pouvant atteindre 45 000 euros. L’instruction, ouverte mercredi, vise à déterminer si les déclarations prononcées lors de la séance du Sénat constituent une provocation à la haine ou à la violence.
Déclarations incendiaires de Celeste Amarilla
Lors d’une tribune au Sénat, la sénatrice de 61 ans, affiliée au Parti libéral d’opposition, a qualifié le gardien paraguayen Orlando Gill de « fils de pute », affirmant qu’il aurait refusé de serrer la main du jeune joueur lors du match. Elle a ajouté que la France, « héritière de Rousseau et de Descartes », ne pouvait être réduite au comportement d’un « joueur raciste ». Quelques heures plus tôt, sur le réseau X, elle avait qualifié le même footballeur de « abruti qui n’a même pas appris à écrire, préférant téter des noix de coco plutôt que du lait maternel », comparant même ses propos à ceux de chimpanzés. La sénatrice a menacé de porter plainte contre Mbappé pour « violences sexistes et politiques contre les femmes », tout en prétendant pouvoir engager un avocat pour le défendre.
Réaction de Kylian Mbappé
Le capitaine des Bleus a rétorqué via ses réseaux sociaux en qualifiant la sénatrice « femme méprisable et indigne de sa fonction ». Il a rappelé que le Paraguay avait su démontrer passion et honneur durant toute la compétition, tout en dénonçant la diffusion d’un « racisme décomplexé » qui, selon lui, risque de ternir la perception internationale du pays.
Les déclarations successives de Celeste Amarilla, la procédure judiciaire française et la riposte virulente de Mbappé illustrent la tension croissante entre discours politiques extrêmes et exigences d’une discipline sportive fondée sur le respect mutuel.