Le Cameroun, triple finaliste de la CAN féminine, affrontera le Malawi en finale après une demi-finale résolue aux tirs au but, où la gardienne Michaely Bihina a conservé son poker.
Parcours du Cameroun : expérience et résilience
En quart de finale, les Lionnes ont déjoué les championnes en titre, le Nigeria, considéré comme l’arche‑favorite depuis dix victoires sur treize éditions depuis 1998. Suite à ce succès, le duo Dimitri Lipoff a mené son équipe vers une confrontation serrée contre le Maroc, décision arrêtée par une séance de tirs au but dont la gardienne a fait le pivot.
Fortes de leurs expériences en 2004, 2014 et 2016, les Camerounaises abordent la finale avec la certitude d’une équipe habituée aux grandes échéances, convaincues que le poids du passé les placera en position de favorite face au Malawi, outsider historique.
L’ascension fulgurante du Malawi
Surnommées les Scorchers, les Malawites ont renversé les pronostics dès la phase de groupes en arrachant la victoire 3‑2 contre le Nigeria, avant de triompher 2‑1 sur le Ghana en quart de finale, ce qui leur a assuré la qualification historique pour la Coupe du Monde féminine 2027.
En demi‑finale, le Malawi a dominé l’Algérie 3‑1, affichant un total de douze buts marqués contre sept encaissés sur cinq matches, un bilan offensif remarquable pour une équipe classée 153e au classement FIFA féminin.
Les sœurs Tabitha et Temwa Chawinga ont été décisives, chaque attaque s’appuyant sur leur capacité à créer et convertir les occasions, illustrant la progression fulgurante d’une sélection longtemps en marge.
Bilan statistique et perspectives
Le tableau final opposera donc une équipe camerounaise habituée aux grandes scènes à une formation malawite en pleine ascension, chaque camp disposant de données chiffrées qui promettent une finale riche en rebondissements.
Si le Cameroun mise sur son expérience et la solidité défensive de Michaely Bihina, le Malawi se reposera sur son feu d’artifice offensif et la dinamicité des Chawinga pour contester le titre.
Cette rencontre marquera, à coup sûr, une étape majeure du football féminin africain, où l’équilibre entre tradition et surprise pourrait bien redéfinir le paysage des futures compétitions.