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Binder stupéfait par l’usure du pneu, il a cru être à court d’essence

Binder estomaqué par l'usure du pneu : "J'ai cru que je tombais en panne d'essence !"

Dégradation exceptionnelle du pneu arrière de Brad Binder au GP d’Allemagne

Lors de la dernière manche du championnat au Sachsenring, le pilote sud‑africain a déclaré que la perte d’adhérence du flanc gauche de son pneu arrière représentait « la plus forte usure jamais rencontrée », le contraignant à abandonner la lutte pour le podium et à franchir la ligne en dixième position.

Brad Binder en difficulté à l'arrivée du GP d'Allemagne Sachsenring

Une qualification difficile, un sprint limité

Après des essais de qualification où il s’est retrouvé à la seizième place, Binder a exprimé sa frustration en qualifiant la séance de « décevante », estimant pouvoir mieux. Le sprint qui a suivi n’a permis qu’un douzième rang, déjà entaché d’un état de gomme fragile et d’une température qui montait rapidement.

« Je ne pouvais pas rouler plus vite », a-t-il précisé, soulignant un sous‑virage prononcé sur le côté gauche du pneu qui ne cessait de surchauffer.

Course principale : remontée puis chute

En course, le Sud‑Africain a d’abord récupéré, passant de la quatorzième à la dixième place grâce à des dépassements sur la droite du circuit. Un bref affrontement avec Enea Bastianini l’a fait perdre du terrain, et il n’a pu doubler que Jack Miller, également en perte de performances.

« Je sentais que j’étais très gentil avec mon pneu arrière », a déclaré Binder, avant de constater que deux tours avant la fin, le flanc du pneu a « explosé », entraînant une chute brutale de la vitesse et de la traction.

Brad Binder luttant contre l’usure du pneu arrière au Sachsenring

Analyse technique : le tracé du Sachsenring et la charge sur les pneus

Le circuit, composé de virages rapides à gauche séparés par de très courtes lignes droites, contraint les pilotes à garder la moto inclinée sur le côté gauche pendant une large partie du tour. Cette configuration impose une charge constante sur le flanc gauche du pneu arrière, augmentant la température et accélérant l’usure.

« On met énormément de force sur le côté gauche du pneu », a confirmé le pilote, ajoutant que l’avant atteignait des températures similaires à un pneu arrière « normal », mais que le manque d’adhérence à l’avant limitait les possibilités de dépassement.

Perspectives du pilote et constatations

Binder a reconnu que, depuis plusieurs saisons, il accumule l’une des plus fortes usures du pneu arrière parmi les pilotes KTM, un classement qu’il ne souhaitait pas « sans le vouloir ». Il a cependant écarté l’idée que son style de pilotage agressif était la cause principale, précisant que « c’est la balade du dimanche, je n’ai pas vraiment poussé ».

Le pilote a conclu en affirmant qu’il faut désormais « trouver plus de vitesse et plus de performances », notamment en optimisant la gestion thermique du flanc gauche du pneu pour éviter que la situation ne se reproduise à nouveau.

Le constat d’une usure jamais observée souligne les défis techniques que le Sachsenring impose aux équipes, et le futur des réglages KTM dépendra de la capacité à maîtriser ces contraintes.

Binder stupéfait par l’usure du pneu, il a cru être à court d’essence
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