Marco Bezzecchi décroche un podium à Silverstone malgré une condition physique très affaiblie
Après une fracture de la clavicule et une blessure au genou subies au Sachsenring, le pilote italien a résisté à la douleur et aux médicaments pour terminer troisième de la course principale, son premier podium depuis le Mugello en mai.
Gestion du week‑end et adaptation du rythme de pilotage
Classé cinquième sur la grille, Bezzecchi a rapidement gagné de la place dans les premiers virages grâce aux départs ratés de Jorge Martín et Ai Ogura, avant de doubler Fabio Di Giannantonio. Conscient de ses limites physiques, il a choisi de ne pas pousser contre Raúl Fernández afin d’éviter une fatigue prématurée.
« J’ai vu Fernández très vite, mais un effort trop important m’aurait fait abandonner en quelques tours », a déclaré le pilote en conférence de presse.
En privilégiant la patience, il a maintenu un régime d’effort modéré, se concentrant sur le suivi des pneus medium et la préservation de son corps.
Moment clé et dépassements décisifs
Un premier virage difficile pour Álex Márquez a offert à Bezzecchi une opportunité : « L’erreur d’Álex a créé la fenêtre dont j’avais besoin », a-t-il expliqué. Cette ouverture a permis à l’Italien de conserver la troisième place jusqu’à la fin, même après avoir été doublé par Martín et Márquez plus tôt dans la course.
« Lorsque Jorge m’a dépassé, j’ai senti la perte de force physique et mentale. Cependant, la chute d’Álex m’a fait reprendre l’avantage », a ajouté Bezzecchi.

Conséquences sur le championnat et perspectives
Le podium lui a permis de récupérer deux places au classement, le faisant remonter à la deuxième place du championnat, même si l’écart avec le leader Jorge Martín s’est creusé.
Bezzecchi a décrit son ressenti post‑course comme énigmatique : « Je ne comprends pas comment j’ai pu gérer la douleur. L’épaule est douloureuse, et les muscles du cou et du dos sont tendus à cause de l’opération », a-t-il expliqué, précisant que la gêne au genou était moindre.
« Malgré la fatigue, j’ai retrouvé du plaisir à piloter. La confiance était là, même si la douleur persistait », a conclu le pilote, soulignant que la capacité à rester dans les virages longs a été décisive.

Ce résultat, obtenu à moins d’un mois d’une intervention chirurgicale, illustre la résilience du pilote et laisse présager une lutte serrée pour les points lors des prochains Grands Prix.