Mohammed Ben Sulayem, réélu président de la FIA pour un second mandat sans opposition, a officiellement introduit une proposition visant à supprimer la limite actuelle de trois mandats pour la fonction de président.
Abrogation de la clause de douze ans
La règle invoquée, l’article 20.10 des statuts FIA, interdit à un président d’occuper le poste au‑delà de trois mandats, soit un maximum de douze années. Ben Sulayem, 64 ans, veut remplacer cette contrainte par une nouvelle approche uniforme, similaire à celle appliquée aux instances du Conseil mondial et du Sénat.
Antécédents et précédents de la limitation
Instaurée sous Jean Todt, la restriction a conduit ce dernier à quitter la présidence à la fin de 2021 après trois mandats consécutifs. Avant lui, Max Mosley a dirigé la FIA de 1993 à 2009, puis a décliné un cinquième mandat suite à de vifs désaccords avec les écuries. Le remplacement de la clause soulèverait également les limites imposées aux présidences des comités antidopage et du plafond budgétaire F1.
Mesures durscissement de la candidature
En parallèle, la fédération examine deux nouvelles exigences :
- Obligation pour les candidats de justifier d’une expérience au sein d’un organisme membre ou d’une instance FIA.
- Allongement du délai de dépôt des listes de vice‑présidents, passé de 49 à 100 jours avant le scrutin.
Ces conditions, si elles sont adoptées, réduiront d’autant le nombre de prétendants capables de rivaliser avec l’actuel président.
Le processus de modification devra être soumis à l’Assemblée générale du mois prochain, puis à l’approbation du Conseil mondial.

Laura Villars, parmi les rares concurrentes en 2025, a contesté la légitimité de l’élection de Ben Sulayem devant les tribunaux, soulignant les restrictions imposées par la règle des vice‑présidents.
Si la révision des statuts était adoptée, la posture de la FIA se rapprocherait de modèles comme la NFL, où le commissaire Roger Goodell dirige depuis 2006 sans limite de mandat.
Le prochain vote déterminera si la gouvernance de la FIA évoluera vers une continuité au‑delà du cadre actuel, ou si les mécanismes de contrôle demeureront inchangés.
