Remontée spectaculaire d’Enea Bastianini au GP d’Allemagne
Enea Bastianini a terminé neuvième au Grand Prix d’Allemagne, gagnant sept points après un départ de la 17ᵉ place. Le pilote Tech3 a profité d’une pénalité pour Diogo Moreira et du forfait de Marco Bezzecchi pour grimper deux rangs supplémentaires.
Gestion des pneus et difficultés de sous‑virage
Le Sachsenring a confirmé les critiques habituelles : les dix premiers tours sont marqués par un fort sous‑virage et une usure rapide du pneu avant. Bastianini a déclaré que « l’usure des pneus n’était pas trop mauvaise, le problème était les dix premiers tours ». Les pilotes ont indiqué que l’aspiration dense rend la moto instable, un facteur aggravé par la chaleur du pneu avant en sillage.
Malgré les remarques, Bastianini a constaté que l’usure restante n’a pas limité son rythme, surtout après la moitié de la course, lorsqu’il a retrouvé une meilleure adhérence.
Stratégie de dépassement et gains de positions
Le premier dépassement est intervenu au tour 8, contre Franco Morbidelli, suivi rapidement de Diogo Moreira et Brad Binder. Bastianini a expliqué : « Il faut tenter l’avance très tôt, sinon le pneu avant chauffe et la moto secoue ». En s’appuyant sur l’air frais devant, il a multiplié les passes, profitant également du ralentissement de Jack Miller, contraint de gérer son rythme pour atteindre la ligne d’arrivée.
Les incidents devant lui ont contribué à la progression finale, le séparant de seulement 1,5 s du septième, Fabio Quartararo, après un écart de 3,8 s au tour 8.
Réaction du pilote face aux critiques du circuit
Interrogé sur la réputation du Sachsenring comme « circuit impraticable pour les dépassements », Bastianini a confirmé la difficulté : « Quand on suit de près, le pneu avant devient très chaud, tout se met à bouger et le point de dépassement disparaît ». Il a toutefois trouvé un « point de dépassement » après plusieurs tours, permettant une cadence soutenue jusqu’aux dix derniers tours.
Malgré la satisfaction d’un top‑10, le pilote a jugé le week‑end globalement décevant, précisant : « C’était vraiment très compliqué, le positif est trop bas après Assen ». Il a néanmoins affirmé avoir poussé au maximum, garantissant ainsi les sept points récoltés.


La capacité de Bastianini à transformer une sortie critique en sept points souligne que le Sachsenring, même réputé difficile, reste conquérable pour les pilotes qui adaptent immédiatement leur approche.