Pecco Bagnaia, double champion du MotoGP, a vu son 141ᵉ départ en MotoGP se solder par une chute précoce au Grand Prix d’Aragón, transformant un jour qui aurait dû être historique en une humiliation.
Un week‑end qui bascule en contre‑temps
Après avoir égalé le record d’Andrea Dovizioso avec 141 départs, le champion italien a dû passer par la Q1 suite à une treizième place aux essais, son troisième passage en Q1 consécutif.
Le sprint, où il a fini hors des points, a été suivi d’une chute dès le premier virage, rappelant la sortie de piste à Silverstone où il avait déjà senti le fond.
« J’ai perdu l’arrière en entrant, puis l’avant s’est bloqué », a déclaré Bagnaia, confirmant que le manque de grip était total dès le cinquième tour.

Analyse du problème d’adhérence
Bagnaia indique que l’arrière de la Ducati « flotte » dès les premiers tours, même après réduction de la cartographie à la puissance minimale.
Il a tenté d’alléger le réglage en augmentant le poids à l’arrière, sans succès visible en sprint, et le pneu arrière était déjà usé au bout de cinq tours.
« Je n’ai aucun grip, absolument aucun », a-t-il précisé, soulignant que la sensation était pire que depuis Silverstone, où il n’avait toujours pas trouvé d’explication.
Conséquences sur la saison et objectifs à venir
Le pilote estime vivre l’un des moments les plus difficiles de sa carrière, tout en gardant l’espoir d’un rebond avant le Grand Prix de Saint‑Marin, dernier rendez‑vous italien avant un éventuel transfert chez Aprilia.
Il vise désormais à se battre pour le top 5 à Misano, où la foule italienne pourrait jouer un rôle motivant.
L’équipe travaille d’arrache‑pied, mais les ajustements effectués depuis le test de Jerez n’ont pas encore produit de résultat concret.

Perspectives avant le Grand Prix de Misano
Bagnaia considère la prochaine épreuve comme cruciale pour tourner la page d’une série de deux chutes qui ont laissé un goût amer.
Il a exprimé son sentiment plus positif lorsqu’il monte sur la Panigale en entraînement, où il « vole », mais souligne que la réalité en course reste loin d’être résolue.
« Chaque fois que j’essaie d’en faire un peu plus, je retombe », a-t-il conclu, laissant entrevoir la pression qui pèse sur le double champion avant la course italienne décisive.