Podium inattendu de Pecco Bagnaia au GP de Hongrie
Pecco Bagnaia a terminé troisième du Grand Prix de Hongrie, son podium étant en grande partie le fruit d’un départ prudent qui l’a tenu à l’écart d’un carambolage au premier virage.
Un départ timide qui a évité le carambolage
Au coup d’enclencheur, Bagnaia a glissé légèrement et n’a pas décollé rapidement, ce qui l’a placé en retrait au moment où Jorge Martín a perdu le contrôle de sa machine. Le pilote espagnol a percuté les bords du premier virage, entraînant cinq concurrents au sol. « J’ai eu la chance d’éviter », a confirmé Bagnaia.

Ce faux‑départ, bien que peu glorieux, a permis à Bagnaia de rester dans la bande de sécurité, alors que plusieurs prétendants au podium étaient déjà éliminés.
Gestion de la course et récupération du podium
Le manque d’adhérence a coûté à Bagnaia deux places rapidement, laissant Diogo Moreira et Luca Marini le dépasser. Enchaînant un virage deux parfaitement placé, il a retrouvé la troisième place dès le deuxième tour. « J’ai perdu deux places, mais le virage 2 m’a rendu la position », a rappelé le champion du monde.
Sans la présence de Fabio Di Giannantonio, Fermín Aldeguer, Marco Bezzecchi, Raúl Fernández ou Jorge Martín en tête de peloton, Bagnaia n’a pas été menacé pour la médaille d’argent. Il a toutefois constaté qu’il ne pouvait pas suivre le rythme de Marc Márquez et Pedro Acosta, dont les accélérations dépassaient largement ses capacités lors des premiers tours.

Position finale et dernières menaces
En fin de course, Ai Ogura, reconnu pour ses avancements dans les derniers tours, a rattrapé Luca Marini à deux tours de la ligne. Malgré cette pression tardive, Bagnaia disposait d’une avance confortable de plusieurs secondes, sécurisant ainsi son podium.
« Ogura n’a dépassé Marini que très tard, j’ai gardé une bonne marge, donc la troisième place était assurée », a conclu le pilote Ducati.
Ce résultat rappelle que, sur le circuit de Balaton Park, la maîtrise du départ peut s’avérer aussi décisive que la vitesse pure.