Abdelatif Kherradji, arbitre de Ligue 1 habituellement aperçu sur les pelouses du championnat le week‑end, fait face à une audience au tribunal correctionnel de Nîmes où le délibéré est prévu le 19 août à 9 h.
Violences conjugales reprochées
Les faits remontent au 13 mars 2026 : lors d’une dispute, l’arbitre aurait saisi le cou de son épouse, tirant simultanément sur ses bras et ses cheveux. Un second incident, le 13 mai, l’aurait placé son partenaire contre un mur, le tenant par les épaules et le bras, déclenchant une incapacité temporaire de travail de trois jours.
Procédures parallèles et contrôles judiciaires
Placée sous contrôle judiciaire le 15 mai, Kherradji a également déposé plainte, soutenant une agression réciproque et fournissant un certificat médical attestant de ses propres blessures. La commission fédérale des arbitres a entendu l’homme la semaine précédente afin de recueillir sa version des faits.
Enjeux de la décision judiciaire
Actuellement en arrêt maladie jusqu’au 18 août, l’arbitre attend la décision qui pourrait entraîner une peine de dix‑huit mois de prison avec sursis, assortie d’une obligation de soins, selon la requête de la procureure de la République.
L’affaire, relayée par RMC Sport, soulève des questions sur le suivi disciplinaire au sein de la Fédération française de football et sur la prise en compte des plaintes mutuelles dans les procédures pénales.
Le verdict du 19 août restera le point d’orgue de ce dossier, déterminant non seulement la trajectoire judiciaire de Kherradji, mais aussi l’éventuelle évolution des sanctions disciplinaires appliquées aux arbitres français.