Antoine Dupont ne figurera pas au Championnat des nations qui démarre en juillet, le demi de mêlée ayant annoncé forfait le 29 juin.
Une blessure révélée après le Top 14
Selon Rugbyrama, le champion de France avec le Stade Toulousain a ressenti une gêne au mollet dès la finale contre Montpellier, où il a été remplacé à la 64ᵉ minute avant de revenir brièvement en fin de match.
Le problème, identifié comme une contracture musculaire, n’a pas été confirmé par la Fédération française de rugby, qui n’a fourni aucune explication officielle.
Un calendrier chargé et des antécédents de blessures
Dupont n’a repris le jeu qu’à la fin novembre, après une rupture des ligaments croisés du genou droit subie lors du Tournoi des six nations en Irlande, en mars 2025.
La saison 2026 s’est avérée mitigée : moments de brillance entrecoupés d’une défaite 50‑40 à Murrayfield, suivi d’un manque de temps de jeu au printemps à cause d’une blessure aux adducteurs.
Composition du groupe de renfort du XV de France
Parmi les neuf joueurs retenus en supplément du XV, six proviennent de Toulouse : Paul Graou (remplaçant direct de Dupont), Romain Ntamack, Peato Mauvaka, Manny Meafou, Alexandre Roumat et Kalvin Gourgues.
Le trio montpelliérain comprend le troisième ligne Lenni Nouchi, le deuxième ligne Florian Verhaegue et le centre Auguste Cadot.
Conséquences sur la tournée estivale des Bleus
En l’absence de Dupont, la France ne pourra pas aligner son meneur de jeu contre les All Blacks le 4 juillet, ni contre l’Australie le 11 juillet et le Japon le 18 juillet, privant ainsi la première équipe d’une participation entière depuis 2017.
Cette lacune survient à un an de la Coupe du monde 2027 en Australie, alors que les cadres du XV de France sont habituellement protégés pour les grandes échéances.
Analyse du déroulement de la finale Toulouse‑Montpellier
Le 28‑20 signé par le Stade Toulousain a marqué son quatrième sacre consécutif, avec Dupont jouant brièvement à l’ouverture après son remplacement, un geste qui n’a pas laissé présager la gêne musculaire annoncée au lendemain.
Ce revirement souligne la fine marge entre le haut niveau physique requis et les aléas de la saison, rappelant que même le meilleur joueur du monde reste exposé aux imprévus.