Alonso et Stroll dénoncent l’inconfort du cockpit de l’Aston Martin en F1

Alonso et Stroll évoquent l'inconfort du baquet de l'Aston Martin
Alonso et Stroll évoquent l'inconfort du baquet de l'Aston Martin

Fernando Alonso abandonne le GP du Canada 2026 pour inconfort au baquet de l’AMR26

Après 23 tours, l’Espagnol a quitté la piste à Montréal, affirmant que la posture imposée par le nouveau baquet de l’Aston Martin rendait la conduite intenable.

Les ajustements apportés à Monaco semblent résoudre le problème

Sur le circuit royal, Alonso a déclaré que les séances de travail en ligne et les essais au garage avaient permis d’essayer quatre positions différentes, supprimant l’inconfort ressenti au Canada. « Je retrouve maintenant une assise proche de 2025, sur une base de référence connue », a-t-il annoncé, avant de confirmer que le malaise n’existe plus.

Le pilote a ajouté que les modifications, effectuées depuis le weekend canadien, concernaient la géométrie du cockpit et la localisation du baquet, sans changer la conception globale du châssis.

Léger désarroi de Lance Stroll quant à son propre baquet

De son côté, le canadien a admis que le confort restait problématique, précisant : « Non, cela fait longtemps que je ne suis plus à l’aise ». Malgré cela, il a terminé la course à quatre tours du vainqueur, arguant qu’il n’avait guère d’autre choix sur son Grand Prix à domicile.

Stroll a confirmé qu’il continue d’ajuster constamment la position du siège, des pédales et de la configuration du cockpit pour tenter de réduire la gêne ressentie dans l’AMR26.

Pourquoi le baquet de l’AMR26 diffère des précédents modèles

Le baquet, moulé sur mesure à partir d’un moule en mousse de polyuréthane, a été sculpté en composite carbone selon les mesures du pilote. Adrian Newey aurait choisi une inclinaison plus prononcée du siège afin d’abaisser le centre de gravité et de limiter les turbulences du casque sur la boîte à air.

Alonso a rappelé que même une différence de un à deux millimètres au niveau de l’angle ou du point de pression sous la hanche peut comprimer des nerfs, entraînant une perte de sensibilité après 20‑30 tours.

Perspectives pour la suite de la saison

Si les ajustements de Monaco éliminent le problème pour Alonso, l’équipe devra encore convaincre Stroll que les modifications seront suffisantes sur d’autres circuits, où la pression physiologique pourrait à nouveau influer sur la performance.

La capacité d’Aston Martin à affiner rapidement le baquet et la position d’assise pourrait devenir un facteur décisif dans la lutte pour les points dès les prochains Grands Prix.

Mécaniciens travaillant sur la monoplace de Fernando Alonso à Monaco
Lance Stroll en pleine action à Monaco