Adidas a présenté ses excuses ce jeudi 30 juillet après que des crampons roses se soient imposés en masse sur les pieds des footballeurs lors de la Coupe du monde 2026, un phénomène qualifié de simple « coïncidence » par le groupe.
Une vague rose inattendue sur les terrains
À l’exception du noir historique, les modèles blancs puis multicolores ont généralement rythmé les décennies récentes, mais aucune couleur n’a autant envahi le panorama du Mondial que le rose cette année, autant chez les Bleus que chez leurs adversaires.
Le phénomène a été souligné par l’AFP lors d’une conférence sur les résultats trimestriels d’Adidas, où Bjørn Gulden a nié toute stratégie commune ou directive imposée par les grands équipementiers.
Réactions des dirigeants et des acteurs du marché
« Le rose est une belle couleur, mais le fait que nous nous retrouvions tous avec le même ton était étrange », a déclaré Gulden, ajoutant que l’uniformité était accidentelle et qu’elle ne plaisait à personne.
Selon Odinga Nimako, responsable produit football chez Nike, le port de chaussures rose vif est perçu comme un gage de confiance : « Lorsque vous affichez une teinte aussi vive, il faut vraiment être capable de l’assumer ». Cette perception explique en partie l’adoption massive par les joueurs.
Gulden a souligné que les fabricants ignorent généralement les choix de leurs concurrents avant le lancement des collections, affirmant : « Nous ne savons pas ce que Nike, Puma ou New Balance préparent ». Il a également pointé du doigt les distributeurs, qui auraient pu alerter les marques d’une éventuelle redondance chromatique.
Vers une palette plus variée
Le groupe assure un retour rapide à une plus grande diversité de coloris, rappelant que les teintes sont renouvelées chaque trimestre et que « la prochaine saison verra beaucoup de modèles qui ne seront pas roses ».
Cette série d’excuses et de promesses indique que la standardisation du rose était fortuite, mais qu’elle a déclenché une réflexion globale sur la différenciation visuelle au sein du secteur.