Accusation de viol : la cour d’appel de Versailles confirme le procès d’Achraf Hakimi

Accusation de viol: la cour d’appel de Versailles confirme le renvoi en procès d’Achraf Hakimi
Accusation de viol: la cour d’appel de Versailles confirme le renvoi en procès d’Achraf Hakimi

La cour d’appel de Versailles a confirmé ce vendredi le renvoi d’Achraf Hakimi devant la cour criminelle des Hauts‑de‑Seine, validant ainsi la tenue du procès pour viol prévu dans les prochains mois.

Renvoi du dossier et position de la défense

Après avoir entendu les arguments de Me Fanny Colin, l’avocate du footballeur, la chambre de l’instruction a rejeté la demande de non‑lieu présentée le 13 juin, alors que le joueur, 27 ans, était en tournée avec le PSG pour la Ligue des champions.

Me Colin a rappelé la « multitude d’éléments à décharge » révélés par l’enquête, estimant qu’ils auraient conduit à un non‑lieu dans toute autre affaire, et a dénoncé les contradictions de la partie civile ainsi que des tentatives d’obstruction à la vérité.

Chronologie de l’incident et version de la plaignante

Le 25 février 2023, aux alentours de 17 h, une femme s’est présentée au commissariat de Nogent‑sur‑Marne pour signaler un viol survenu la nuit précédente. L’auteur de la plainte aurait rencontré la victime sur Instagram le mois précédent et, après plusieurs refus, elle aurait accepté un rendez‑vous chez Hakimi.

Selon son témoignage, elle l’a retrouvé à 1 h 17 et décrit une succession d’embrassades, de tentatives de toucher la poitrine et les fesses, suivies d’une mise à califourchon et d’une pénétration digitale. Elle aurait quitté les lieux à 2 h 21, prétextant un problème professionnel.

L’accusée a affirmé que la médiatisation, plus que l’acte, la blesse, et a insisté sur le rejet de toute plainte officielle, préférant préserver sa famille.

Défense, témoins et enjeux judiciaires

Hakimi maintient que les faits sont « faux », rappelant des baisers consensuels et une caresse sur le bas du dos avec l’accord de la victime. Il a confié se sentir « tranquille » et laissera la justice suivre son cours.

Le dossier cite également deux attestations de Kylian Mbappé, coéquipier proche, qui indique que le défenseur lui aurait parlé de « caresses sur des parties intimes », sans jamais percevoir de refus. Mbappé a d’abord fourni un document considéré à charge, puis en a ajouté un second pour préciser son point de vue.

Le procès, qui se tiendra à la cour criminelle des Hauts‑de‑Seine, risque d’engager plusieurs mois d’instructions, avec la possible audition de Mbappé comme témoin.