Norris dénonce le manque de vitesse de McLaren dans les virages lents lors du sprint de Zandvoort
Lando Norris a déclaré que la MCL40 était « loin d’être à la hauteur » dans les sections à faible vitesse, un déficit qui l’a empêché de contester la victoire pendant la course sprint du Grand Prix des Pays-Bas.
Dégradation des pneumatiques arrière et perte de rythme dans les virages lents
Le pack d’évolutions introduit à Zandvoort, centré sur l’aileron arrière, avait initialement semblé porter leurs fruits : la pole sprint était disputée jusqu’aux dixièmes de seconde entre George Russell, Norris et Oscar Piastri. En course, cependant, Norris a vu son rythme s’effriter dès les premiers tours, contraint de défendre contre Charles Leclerc, seul pilote parti sur les pneus tendres.
Leclerc, grâce à une usure des gommes moins prononcée que prévue, a pu augmenter la pression sur Norris et le dépasser au 18ᵉ tour, confirmant que la perte de performance de McLaren était liée à la dégradation rapide des pneus arrière.

Andrea Stella, directeur de McLaren, a reconnu une différence notable entre les performances sur un tour isolé et la constance sur plusieurs tours consécutifs, attribuant le problème à un réglage de la voiture et probablement au style de conduite, plus qu’à la composition du caoutchouc.
Réactions de l’écurie et enjeux pour les qualifications principales
Norris a souligné que la voiture restait compétitive dans les virages rapides, mais que le manque d’accélération dans les virages lents réduisait drastiquement ses options de dépassement.
Oscar Piastri, qui a perdu du terrain à la sortie et a terminé cinquième, a confirmé que la seconde moitié du sprint avait été « surprenante » du fait d’un manque de rythme global.

Avant la qualification principale de samedi, l’équipe de Woking dispose encore de temps pour ajuster l’appui aérodynamique en virages lents et rééquilibrer l’usure des pneus arrière, afin de transformer le potentiel de vitesse pure en constance sur la totalité du circuit.