Robert Wood Johnson, ancien ambassadeur des États‑Unis au Royaume‑Uni, a acquis une participation minoritaire dans l’écurie de Formule 1 d’Aston Martin et a été nommé vice‑président du conseil d’administration.

Une prise de participation stratégique
Cette injection de capital s’inscrit dans la volonté d’Aston Martin de consolider ses liens avec le marché américain, où le sport automobile connaît une croissance soutenue. La société de Lawrence Stroll garde la main sur la direction opérationnelle, le président exécutif restant actionnaire majoritaire et garant du contrôle de l’écurie.
Objectifs commerciaux aux États‑Unis
Fort de son expérience d’investisseur dans le sport — propriétaire des New York Jets (NFL) et actionnaire du Crystal Palace (Premier League) —, Robert Wood Johnson doit stimuler le développement commercial d’Aston Martin, notamment en accroissant la base de fans américaine et en recherchant de nouvelles synergies sportives. « Nous partageons la volonté de développer la base de fans aux États‑Unis et de faire découvrir à encore plus de personnes l’excitation de la Formule 1 », a déclaré le nouveau vice‑président.
Laurence Stroll a salué l’arrivée de Johnson : « Je suis très heureux d’accueillir Woody dans la famille Aston Martin. Son expérience, sa passion et son investissement renforcent encore notre position alors que nous entrons dans une nouvelle phase de notre développement sportif ». La voix de Johnson résonne toutefois uniquement dans la sphère stratégique ; il ne prendra aucune décision dans la gestion quotidienne de l’équipe.
Situation actuelle d’Aston Martin en 2026
À la veille du Grand Prix des Pays‑Bas, l’écurie ne compte qu’un seul point au championnat, révélant une campagne 2026 jusqu’ici très difficile. Sous la direction technique d’Adrian Newey, l’équipe espère un rebond grâce à une évolution majeure du moteur Honda prévue pour le circuit de Zandvoort, qui devrait permettre de revenir au milieu de grille.
Le défi qui se profile pour Aston Martin combine donc une refonte commerciale, portée par l’entrée au capital de Robert Wood Johnson, et un besoin urgent de performances techniques pour inverser la tendance du classement.