Honda lance la nouvelle spécification V6 de son groupe propulseur lors du Grand Prix des Pays‑Bas à Zandvoort, poursuivant la remise à niveau amorcée après une saison débutée sous perfusion marginale.
Des performances en deçà des attentes dès les premiers Grands Prix
Les deux premiers circuits de 2026 ont exposé deux faiblesses majeures : un châssis qui ne répondait pas aux exigences de l’aérodynamique moderne et un moteur dont l’alléage vibrait, réduisant la cadence de rotation. Les équipes ont rapidement constaté que les vibrations du V6 compromettaient à la fois la fiabilité et le référentiel de puissance, tandis que le plancher de la monoplace offrait un gain d’appui insuffisant.
Les corrections techniques de Honda pour Zandvoort
Profitant des jetons alloués par l’ADUO, le motoriste japonais a intégré une série de modifications ciblées sur la combustion et le système de récupération d’énergie. Un programme d’essais à Budapest a permis de valider le nouveau mapping d’allumage et l’optimisation du turbocompresseur, promettant un couple accru en sortie de virage et une réponse plus linéaire à pleine charge. Ces changements sont conçus pour réduire les vibrations tout en augmentant la puissance maximale de quelques kilowatts.

Déclaration de Shintaro Orihara, manager et chef ingénieur de Honda F1
« Le Grand Prix des Pays‑Bas représente le point d’inflexion où nous présentons la nouvelle spécification du groupe propulseur », a affirmé Orihara, rappelant que le package a été développé en collaboration entre le HRC Sakura, le HRC UK et l’Aston Martin Aramco Formula One Team. Il a ajouté que la session limitée d’essais libres, propre aux week‑ends sprint, constituerait un « défi supplémentaire » que l’équipe se sent prête à relever.
En raison du format sprint, les équipes ne disposeront que d’une seule séance d’essais libres, contre trois lors d’un week‑end traditionnel. Honda a donc structuré son programme de validation pour extraire le maximum d’informations en moins de dix minutes de roulage, une contrainte qui, selon Orihara, « renforce notre capacité d’adaptation ». Le passage du châssis amélioré en Hongrie à la nouvelle motorisation à Zandvoort constitue la première étape d’une stratégie visant à récupérer les points perdus en début de campagne.
Si la puissance augmentée se traduit par un meilleur temps au tour, la vraie mesure de succès résidera dans la capacité de l’alliance Aston Martin‑Honda à exploiter ce gain sans sacrifier la stabilité dynamique, condition indispensable pour rester compétitif dans la deuxième moitié du championnat.