Lucy Bronze, vice‑championne du monde 2023 avec l’Angleterre et défenseure de Chelsea, a indiqué le vendredi que quitter volontairement les tournois de la FIFA était « la bonne chose à faire » pour sauvegarder l’avenir du football.
Déclaration de la joueuse anglaise
Interrogée en marge d’un match amical contre Auckland, la footballeuse a expliqué que les joueurs européens doivent rester fidèles à leurs convictions et, si cela signifie boycotter certaines compétitions, ils n’ont d’autre choix que d’agir. Elle a souligné que la décision vise l’ensemble des jeunes filles et garçons qui hériteront du sport dans les décennies à venir.
Position officielle de l’UEFA
Confrontée depuis le rejet du projet d’ouverture de la FIFA à des investisseurs privés, l’UEFA a maintenu sa menace de boycott des compétitions de la Fédération mondiale. Après le retrait du projet – exigence déjà obtenue – le mandat européen exige des garanties irréversibles contre toute tentative de « défigurer le football ». L’UEFA déclare ne pas avoir reçu les dites assurances et affirme avoir perdu confiance en la présidence de Gianni Infantino.
Réactions au sein des confédérations
Plusieurs fédérations européennes – Finlande, Serbie, Suède, Pays de Galles, Danemark – ont publiquement refusé de soutenir Infantino à l’élection de mars 2027, où il reste le seul candidat déclaré. Les grandes fédérations attendent encore leur position.
Dans le même temps, la CONCACAF s’aligne avec l’UEFA pour critiquer la privatisation, tandis que la CONMEBOL exprime sa préoccupation, réclame le respect des institutions et rejette toute initiative visant à destituer le président de la FIFA.
L’OFC, plus mesurée, a invité ses onze membres à étudier le projet et à participer au processus de consultation initié par la FIFA.
L’AFC n’a pas formellement critiqué Infantino, mais a dénoncé les faiblesses des processus de gouvernance de la FIFA et a appelé à une révision urgente. La CAF, quant à elle, a réaffirmé son soutien unanime à Infantino, tout en rappelant que la transparence et le respect des procédures restent non négociables.
En coulisses, l’arène du football international se polarise entre les exigences de gouvernance de l’UEFA et le soutien stratégique de l’Afrique, laissant le calendrier des compétitions futur incertain.