Le calendrier MotoGP compte désormais 22 Grands Prix, chaque week‑end étant ponctué d’un sprint, mais Günther Steiner, directeur de Tech3, alerte sur le risque de saturation du public.
Une dynamique d’expansion généralisée après la pandémie
Depuis 2020, de nombreux championnats ont cherché à offrir davantage de contenus : la Coupe du monde de football a étendu son effectif à 48 nations pour 104 matchs, les Jeux Olympiques ont ajouté des disciplines, et les circuits de tennis ainsi que de cyclisme affichent des saisons toujours plus denses.
Cette logique d’inflation se retrouve également dans le paddock, où le nombre d’épreuves en Formule 1 a culminé à 24, incluant six week‑ends à double format (course classique et sprint).
Le MotoGP multiplie les courses sans perdre son attractivité
Malgré l’allongement du calendrier, le MotoGP maintient un public solide, comme le montre l’image prise parmi les tribunes du circuit de Silverstone. 
Steiner explique que la pandémie a déclenché une accélération du besoin de consommation : « La technologie offre aujourd’hui mille écrans pour suivre chaque course, du smartphone à l’iPad, en passant par la télévision ». Cette diversité de supports, selon lui, alimente l’appétit du public pour plus d’événements.
Steiner : la variété comme antidote à la saturation
Le dirigeant italien pointe que la clé réside dans la différenciation : « Si chaque Grand Prix était identique, il serait impossible de commercialiser 24 courses avec succès. La Formule 1 évite la lassitude en proposant des sprints, des circuits urbains, des courses nocturnes, etc. »
Il reconnaît toutefois craindre un point de bascule où les fans déclineront le nombre d’épreuves, mais reste persuadé que la combinaison de formats et d’environnements évitera ce scénario. « Nous devons rester vigilants, mais tant que chaque course propose une spécificité, le public continuera à s’y investir », conclut Steiner.