Pure GP Race

Suivez Le Championnat Du Monde Motogp 2021 : Motogp, Moto 2, Moto 3, Superbike Et Tous Les Protagonistes Du Motocyclisme. Résultats Et Classements

Incendies : pourquoi chaque forêt touchée devrait envisager d’interdire la chasse

Après les incendies, pourquoi l’interdiction de la chasse mérite d’être envisagée dans chaque forêt concernée

Plus de 290 000 signatures ont été recueillies en quinze jours pour obliger les autorités à suspendre la chasse dans les secteurs dévastés par les incendies de forêt qui ont ravagé les forêts françaises cet été 2026.

Des écosystèmes décimés en quelques heures

Les flammes ont contraint cerfs, chevreuils et sangliers à fuir en panique, tandis que hérissons, lézards et amphibiens, incapables de se déplacer, ont péri sur place.

Les oiseaux, dont plusieurs espèces nicheuses, ont abandonné leurs nids, aggravant le déséquilibre de la chaîne alimentaire.

Selon la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, les pertes pourraient atteindre des niveaux « catastrophiques » d’ici la fin de l’été.

Pourquoi la chasse aggrave la situation

Grégoire Lois, ornithologue au Muséum national d’Histoire naturelle, explique que la faune se divise entre les espèces capables de migrer et celles condamnées à rester.

Les individus qui ont survécu aux incendies se retrouvent à la fois déplacés et privés de ressources, rendant chaque pression supplémentaire, comme la chasse, potentiellement létale.

Philippe Grandcolas, écologue au CNRS, estime qu’une période d’au moins deux ans sans chasse serait indispensable pour permettre la reconstitution des populations et la régénération végétale.

Le cadre juridique et les décisions locales

L’article R424‑3 du Code de l’environnement autorise le préfet à suspendre la chasse, partiellement ou totalement, pendant dix jours, renouvelable si les dommages le justifient.

En 2021, après un feu de sept mille hectares dans le Var, la préfecture avait imposé une interdiction d’un an, tout en maintenant la chasse au sanglier pour contrôler l’impact sur le sol.

Actuellement, aucune directive ministérielle ne précise la durée ou l’étendue des suspensions ; la responsabilité revient aux préfets qui évaluent chaque département.

Réactions des parties prenantes

Le président de la Fédération nationale des chasseurs, Willy Schraen, défend une approche « au cas par cas », estimant que les chasseurs de terrain sont les mieux placés pour juger des conditions locales.

De son côté, Concha Agero, experte à l’Office français de la biodiversité, préconise de limiter les activités humaines, y compris les balades, afin de ne pas perturber les animaux déjà désorientés.

Les associations de protection animale ont intensifié leurs campagnes, rappelant que la priorité doit être de restaurer les habitats avant de réintroduire toute pression de chasse.

Perspectives pour les prochains mois

Les inventaires menés par l’ONF et l’OFB commenceront dès la fin de l’été, afin de mesurer l’impact réel des incendies sur la biodiversité et d’ajuster les mesures de gestion.

Si les résultats confirment une chute dramatique des effectifs, les préfets pourraient prolonger les suspensions au-delà du cadre initial de dix jours.

Le débat entre préservation de la faune et maintien des traditions de chasse continue de s’intensifier, tandis que la nature se remet difficilement des brûlures de cet été historique.

Incendies : pourquoi chaque forêt touchée devrait envisager d’interdire la chasse
Scroll to top