Nasser al‑Khelaïfi a officiellement exclu toute candidature à la présidence de la FIFA, alors même que l’UEFA scrute déjà les profils capables de défier Gianni Infantino lors du scrutin de mars 2027.
Pourquoi l’UEFA évoque le président du PSG comme possible opposant
En plus de diriger le Paris Saint‑Germain, al‑Khelaïfi porte les titres de double champion de la Ligue des champions et de président de l’European Club Association (ECA), le principal syndicat des clubs européens. Sa maîtrise du football continental, ses liens étroits avec les fédérations asiatiques via le Qatar, et son rôle de dirigeant de BeIn Media Group renforcent l’idée d’un profil compatible aux yeux de certains cadres de l’UEFA pour contrer Infantino.
Ces atouts, associés à la position de l’ECA qui s’est exprimée publiquement contre la vente de parts de la FIFA et de la Coupe du monde, ont alimenté les rumeurs d’une possible candidature qatari.
Le refus catégorique du dirigeant parisien
Un proche de Nasser al‑Khelaïfi a confirmé, mi‑juillet, que le président du PSG ne nourrissait « aucune ambition, aucune intention ni aucun intérêt » pour le fauteuil de la FIFA. Selon la même source, il continuera à soutenir discrètement les institutions footballistiques mondiales et européennes, mais sans se lancer dans la course électorale.
RMC Sport a qualifié cet avis de « tapage médiatique » autour d’une hypothétique candidature, soulignant l’inadéquation entre le calendrier du PSG/ECA et un éventuel engagement politique à l’échelle mondiale.
Infantino, favori consolidé pour l’élection de 2027
Président de la FIFA depuis une décennie, Gianni Infantino a consolidé son emprise sur l’instance en multipliant les accords lucratifs et en augmentant les revenus reversés aux fédérations nationales. Cette dynamique économique, renforcée par l’ouverture du capital de la FIFA aux partenaires privés, lui a valu le soutien de nombreuses fédérations africaines, asiatiques et sud‑américaines en vue du vote de mars 2027.
Malgré un appui potentiel de la majorité des 55 fédérations européennes, Infantino apparaît comme l’unique candidat sérieux si aucun autre dirigeant de poids ne se présente.
Enjeux géopolitiques et perspectives pour la prochaine élection
Avec 211 fédérations membres, la FIFA représente un enjeu stratégique où chaque continent possède ses propres priorités. Si al‑Khelaïfi devait malgré tout envisager une candidature, il devrait convaincre non seulement les clubs européens mais également les associations d’Amérique du Sud et d’Afrique, tout en gérant les risques d’une campagne où des dossiers compromettants pourraient émerger.
Pour l’instant, la trajectoire du président du PSG indique une concentration sur ses responsabilités au PSG et à l’ECA, laissant Infantino largement en pole position pour le mandat 2027.
Le tableau actuel place donc le Qatar hors de la course, tandis que le futur de la FIFA dépendra de la capacité d’Infantino à maintenir son appareil de soutien mondial.