La FIFA projette de créer une filiale commerciale évaluée à 20 milliards de dollars, avec l’objectif de céder une partie de ses actifs pour générer 4,2 milliards de dollars auprès d’investisseurs privés.
Un plan de monétisation qui bouleverse la gouvernance du football
En vue de diversifier ses sources de revenus, l’instance dirigeante veut confier à cette société la gestion des droits de toutes ses compétitions, y compris la Coupe du monde. La décision intervient alors que Gianni Infantino et la FIFA sont sous le feu des critiques pour envisager la vente d’un bien commun du sport.
Réactions à chaud des figures du paddock et de la politique
Sepp Blatter a dénoncé sur le réseau X l’« initiative mercantile » de la direction actuelle, rappelant que le football ne doit pas devenir un produit à revendre. De son côté, Andy Burnham, Premier ministre britannique, a affirmé que le sport « appartient à ceux qui remplissent les tribunes, sous la pluie ou le soleil », soulignant une opposition politique croissante.
Enjeux financiers et liens avec le monde des affaires
Parmi les investisseurs pressés d’entrer au capital, Thrive Capital pourrait voir le frère de Jared Kushner, Joshua Kushner, prendre une participation minoritaire, ouvrant la porte à un lien direct avec l’entourage de Donald Trump.
Si le plan se concrétise, la FIFA verrait son modèle économique se rapprocher de celui des ligues sportives américaines, où les capitaux privés influencent la répartition des droits télévisés et des accords de sponsoring.
Le prochain conseil d’urgence de l’UEFA devra concilier les exigences de transparence financière avec la préservation d’une identité sportive que les dirigeants traditionnels s’efforcent de protéger.