Accusations de Javier Milei : le Brésil, le Mexique et le Parti démocrate financeraient une campagne anti‑argentine
Le président argentin Javier Milei a déclaré, lors d’une interview sur Radio Mitre, que le gouvernement brésilien aurait apporté 25 % du financement d’une « campagne anti‑argentine », complétée par le Mexique et le Parti démocrate américain, sans fournir de preuve concrète.
Ces allégations interviennent alors que l’Albiceleste, menée par Lionel Messi, a atteint la finale de la Coupe du monde 2026 avant de perdre 1‑0 contre l’Espagne, une performance qui, selon Milei, aurait suscité les critiques ciblées.
Tensions diplomatiques et échanges virulents
En réponse aux propos de Milei, le Brésil a rappelé son ambassadeur à Buenos Aires, qualifiant les remarques « offensantes » envers le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, prononcées lors de l’investiture de Flavio Bolsonaro comme candidat à l’élection d’octobre.
Milei a également lancé des invectives indirectes contre Lula, le qualifiant de « voleur » et de « prisonnier », ainsi que contre le juge Alexandre de Moraes, appelé « ordure chauve », tout en soulignant le refus de la Cour suprême brésilienne d’autoriser sa visite à Jair Bolsonaro, emprisonné pour une tentative de coup d’État.
En comparant la situation à la visite de Lula à Cristina Kirchner en juillet 2025, Milei a affirmé que « ici, aucune entrave n’a été imposée », alors même que son propre déplacement vers la résidence de Bolsonaro a été bloqué.
L’incident reflète une escalade des tensions entre Buenos Aires et Brasília, où les accusations de financement extérieur se mêlent à des disputes politiques internes et à des différends judiciaires.
Le prochain déplacement diplomatique de Milei pourrait tester la capacité des deux États à contenir une rhétorique de plus en plus antagoniste.