Trois fois zéro victoire d’étape en 113 ans de compétition : la 113ᵉ édition du Tour de France s’est clôturée sous le ciel gris de Paris sans qu’aucun coureur tricolore ne décroche le maillot d’étape, un événement seulement précédé en 1926 et 1999.
Frustration au sommet de la Fédération française de cyclisme
Michel Callot, président de la FFC, a reconnu « c’est frustrant de ne pas avoir de victoire d’étape », ajoutant que la nouvelle génération française manque encore d’un facteur décisif malgré des performances « ultra‑impressionnantes » comme les quatrième, cinquième et dixième places au classement général obtenues respectivement par Paul Seixas, Lenny Martinez et Jordan Jegat.
Top 10 français : un enjeu plus complexe que la victoire d’étape
Jérôme Coppel, 13ᵉ du Tour en 2011, a expliqué que « se placer dans le top 10 du général est bien plus difficile que de gagner une étape », soulignant la constance requise en montagne, en descente et en contre‑temps. Richard Virenque a corroboré cette analyse, rappelant que les médias étrangers ont mis en avant les performances de Seixas et Martinez, et évoquant l’absence du sprinteur Paul Magnier, qui devrait revenir l’an prochain.
Éclats de réussite individuelle et collective
Malgré l’absence de victoire d’étape, plusieurs coureurs français ont marqué la course : Alex Baudin (9ᵉ étape Malemort–Ussel), Valentin Paret‑Peintre (18ᵉ étape Voiron–Orcières‑Merlette) et Lenny Martinez (19ᵉ étape Gap–Alpe d’Huez) ont animé les échappées. Au niveau de l’équipe, Bruno Armirail a remporté le chrono par équipes lors de la première étape à Barcelone, offrant ainsi à la France son unique succès collectif.
Défis physiques et revanches tardives
Kévin Vauquelin et le champion de France Romain Grégoire, tous deux affectés par des problèmes de santé, ont décrit leurs dernières semaines comme une « course contre la forme » ; Vauquelin, pourtant capable de deux sixièmes, a vu son corps rechuter, tandis que Grégoire a lutté contre des jambes délabrées.
En dépit d’un tableau sans victoire d’étape, la présence de trois Français dans le top 10 et le sprint collectif d’Armirail démontrent que la France possède désormais une base solide pour transformer les performances en succès lors des futures éditions.