Lors de la soirée de remise du trophée à Madrid, Ferran Torres a fait parler la planète football en arborant une casquette « Make Spain Great Again », déclenchant immédiatement un débat politique qui a atteint même les oreilles de Donald Trump.
Un message sportivement politique
Le venu du Barça, unique buteur de la victoire 1‑0 contre l’Argentine, a porté le couvre‑chef à la fin du Mondial, mêlant le slogan narquois du président américain « Make America Great Again » à une revendication nationale. Aucun commentaire officiel n’est intervenu de la part de Torres, qui profite d’une période de repos. Son geste, toutefois, a rapidement été récupéré par la droite espagnole et américaine comme un acte de soutien symbolique.
Les camps français et espagnols s’animent
En Espagne, le parti Vox, déjà adepte du slogan « Make Spain Great Again », a salué la casquette comme une reprise légitime. La députée Carina Mejías (Vox) a déclaré que la « jalousie alimente les médiocres », ajoutant que le joueur répondait « sur le terrain, là où ça compte ». À l’inverse, les leaders de la gauche ont critiqué le geste, le qualifiant de provocation politique et d’appropriation d’un slogan populiste.
Donald Trump répond depuis Washington
Le compte X de la Maison Blanche a relayé la polémique avant même que le président n’intervienne. Trump a qualifié Ferran de « grand joueur », affirmant que la casquette rendait hommage à son slogan américain et que « nous apprécions » ce geste. Son message a alimenté la polarisation, chaque camp y voyant une victoire symbolique.
Au final, le simple accessoire d’un footballeur a transformé la célébration sportive en une scène médiatique où le sport et la politique s’entrelacent, rappelant que même les plus petites déclarations visuelles peuvent déclencher de vastes résonances idéologiques.