Sami Pajari décroche sa première victoire en WRC au Rallye d’Estonie, menant la compétition du départ à la ligne d’arrivée et enregistrant une avance de 19,5 secondes sur Oliver Solberg.
Une performance inédite sur le calendrier
À 24 ans, le pilote finlandais a conquis 12 des 18 spéciales, dont une série de neuf victoires consécutives dès le départ vendredi‑midi jusqu’à samedi matin, rappelant la domination de Kalle Rovanperä aux Îles Canaries l’an passé.
Jusqu’alors, Pajari n’avait jamais franchi la ligne d’arrivée en tête : il avait mené en Arabie saoudite la saison dernière et s’était rapproché de la victoire en Croatie avant d’être victime de crevaisons. L’Estonie constitue donc le premier rallye où il a contrôlé chaque étape du début à la fin.

Analyse technique et mentale du week‑end
Le finlandais explique que la sensation de soulagement l’a envahi dès la première spéciale de dimanche, à ce moment où l’écart de demi‑longueur s’est stabilisé et a confirmé la viabilité de la victoire.
Malgré une marge confortable, Pajari insiste sur la nécessité de rester ultra‑concentré : « il suffit d’une mauvaise spéciale pour perdre dix secondes et réduire l’avance de moitié », avertit‑il, rappelant que chaque seconde compte en catégorie première.
Le copilote Marko Salminen, 47 ans, partage son émotion. Après plus de quinze ans de participation à la catégorie depuis 2008, il décrit le triomphe comme « un moment que l’on ne saisit pas totalement sur le moment », soulignant l’importance de cet aboutissement personnel.
Réactions des concurrents
Sébastien Ogier, champion à neuf titres, félicite les vainqueurs : « Je savais que Pajari se battait pour la victoire, mais jamais je n’aurais imaginé une telle domination. Une performance très solide », a‑t‑il déclaré.
Oliver Solberg, qui a connu un week‑end similaire l’an dernier, note la fluidité du pilote finlandais : « Quand on se sent à l’aise dans la voiture, la vitesse devient presque naturelle, et il a confirmé cela à chaque spéciale. »
Le champion du monde 2024, Thierry Neuville, ajoute une note d’admiration : « Ce n’était qu’une question de temps avant que Pajari ne grimpe sur le podium. »

En se plaçant désormais troisième du championnat, à 33 points derrière le leader Elfyn Evans, Sami Pajari transforme une attente prolongée en une référence de constance, préparant le paddock à une saison où chaque victoire pourra basculer la course au titre.