Ferrari condamné à 30 000 € d’amende après l’incident où la Ferrari de Lewis Hamilton a heurté un mécanicien à Spa‑Francorchamps
Le Grand Prix de Belgique 2026 a déclenché une sanction financière lourde : les commissaires ont infligé à l’écurie italienne une amende de trente mille euros suite au contact entre la roue avant droite de la Ferrari n°44 et un membre de l’équipe aux stands.
Déroulement de l’incident
Après avoir purgé une pénalité de cinq secondes imposée pour une infraction précédente, Hamilton a pénétré dans la voie des stands alors que le peloton était sous Virtual Safety Car, réduisant ainsi l’impact de la sanction sur son temps de course.
Au moment où le feu vert a indiqué le relancement, un mécanicien, penché sur un outil de réglage de l’aileron avant, a avancé sur la trajectoire du pneu avant droit. La voiture a effleuré la jambe de l’opérateur sans le blesser gravement, mais le contact a contraint Hamilton à stopper de nouveau avant de repartir.

Jugement des commissaires et conditions de l’amende
Après consultation du pilote et des ingénieurs à 16 h45, la décision a retenu que la faute incombait exclusivement à l’écurie. Les autorités sportives ont donc imposé une amende de 30 000 €, dont 10 000 € seront suspendus pendant douze mois, à condition que Ferrari soumette, dans les quinze jours, un rapport détaillé à la FIA décrivant les mesures correctives à mettre en place.
Le communiqué de la FIA précise : « une combinaison inhabituelle d’erreurs de communication et d’instructions tardives a mené à ce « unsafe release », compromettant la sécurité des mécaniciens ». L’équipe a reconnu la nécessité de revoir ses procédures d’arrêt au stand.
Responsabilité de Lewis Hamilton
Les arbitres ont clairement indiqué que le pilote n’était aucunement en faute. Dès la reprise, Hamilton a détecté la présence du mécanicien, a immobilisé la monoplace et n’a tiré aucun avantage sportif du fait d’une interruption prolongée.
En conséquence, aucune sanction sportive n’a été appliquée contre le pilote, mais l’amende a été dirigée vers l’écurie, considérant que les dysfonctionnements internes constituent un risque majeur pour les équipes de stands.
Enjeux pour la suite de la saison
Ferrari devra désormais prouver à la FIA que ses protocoles de sécurité sont revus à fond, sous peine de nouvelles sanctions. Cette affaire souligne l’importance du contrôle strict des signaux lumineux et de la coordination entre ingénieurs et personnel de garage, notamment lors de pénalités imposées en pleine course.
Le dossier, suivi de près par les observateurs du paddock, rappelle que la sécurité des équipes reste une priorité absolue, même lorsqu’un champion en quête de points tente de limiter l’impact d’une pénalité.