Au terme du match amical Argentine‑Angleterre à Atlanta, des joueurs argentins ont brandi une banderole affichant « les Îles Malouines sont argentines », déclenchant immédiatement un débat politique international.
Une provocation politique sur le terrain
La banderole, initialement levée par des supporters, a été récupérée par les footballeurs argentins qui l’ont agitée jusqu’au coup de sifflet final, selon les témoins présents.
Contexte historique des îles Malouines
Les îles, situées à 600 km des côtes argentines, sont un archipel britannique revendiqué par Buenos Aires depuis la guerre de 1982, qui avait fait 649 victimes argentines et 255 britanniques après 74 jours de combats.

Réactions en Argentine
Un supporter a déclaré apprécier la distinction faite entre politique et sport, tout en affirmant que les joueurs savaient qu’une sanction financière était probable mais que le message « valait le coup ».
Le président Javier Milei, intervenant peu après, a rappelé que les Malouines restent « argentines » et que la récupération du territoire doit se faire « par la diplomatie intelligente ».
Réactions au Royaume-Uni
Un vétéran de la guerre des Malouines a dénoncé la banderole comme un manque de respect envers les habitants de l’archipel, rappelant les captures de navires et l’invasion de 1978.
Un porte‑parole de Downing Street a répliqué que, même si la Coupe du monde n’appartient pas au Royaume‑Uni, les îles Falkland « le sont assurément ».
FIFA et les sanctions éventuelles
La Fédération internationale de football a indiqué qu’elle examinait le rapport du match et évaluait les circonstances avant de décider d’éventuelles mesures disciplinaires, conformément à son code disciplinaire.

En mêlant jeu et revendication territoriale, les footballeurs ont rappelé que le sport reste un espace sensible où chaque geste politique peut être scruté à l’échelle mondiale.