Rodri, capitaine de Manchester City, dirige la Roja en finale de la Coupe du monde 2026 après une victoire 2-0 contre la France en demi-finale.
Une domination au milieu de terrain qui a scellé le quart de finale
En grande occasion, l’Espagnol a neutralisé le cœur de la défense française, imposant son rythme de métronome et débouchant sur les deux buts qui ont mis fin aux espoirs du Bleus.
Ce double succès renforce son statut de leader pour le match à venir contre le vainqueur de l’Angleterre‑Argentine, une rencontre qui décidera du premier trophée mondial de la génération nées après 2000.
Souvenirs d’un adolescent isolé lors du Mondial 2010
Âgé de 14 ans, Rodri passait l’été 2010 dans un camp du Connecticut où l’accès à Internet était inexistant ; il devait compter sur les animateurs pour connaître les scores.
Créé pour perfectionner son anglais, le séjour le plongeait dans une dynamique culturelle où le football était appelé « soccer » et où les jeunes américains évoquaient la NFL, loin de la passion espagnole.
Lors de la défaite contre la Suisse, le jeune a d’abord pensé à une plaisanterie, avant que la demi-finale contre l’Allemagne ne le place dans l’angoisse totale, réclamant désespérément le résultat aux moniteurs.
Le streaming « pas très légal » qui a permis la finale 2010
Pour assister à la rencontre Espagne‑Pays‑Bas, le camp a sorti un mini‑PC de 10 pouces, appareil que le garçon a qualifié de « magnifique ».
En pleine forêt, il a finalement trouvé un flux vidéo indécent, lui offrant la première fois où il a pu voir son équipe nationale atteindre une finale mondiale.
Entouré de compatriotes américains indifférents, il a exprimé son émotion en pleurant devant le but d’Iniesta en prolongation, suscitant l’incompréhension de ses camarades qui le prenaient pour un « fou ».
Si la Rosé remporte le trophée à MetLife, le même jeune qui a suivi la victoire à l’aide d’un écran de poche deviendra le premier à soulever la coupe depuis la génération de 2010, bouclant ainsi une anecdote de persévérance numérique et sportive.