Le Grand Prix de Bahreïn définitivement exclu du calendrier 2026
Après la montée d’une nouvelle offensive militaire américaine contre l’Iran, la Formule 1 a confirmé que le circuit de Sakhir ne figurera plus parmi les 24 manches prévues pour la saison 2026.
La Turquie proposée comme alternative crédible
Face à ce vide, les organisateurs ont étudié la réintégration de l’Intercity Istanbul Park, déjà placé en tant que circuit de secours ces dernières années. Les exigences de la FIA, notamment le renforcement des vibrateurs et des barrières de sécurité, exigent toutefois un engagement gouvernemental substantiel.

Le président turc Recep Tayyip Erdoğan devrait soutenir financièrement les travaux d’infrastructure avant que le tracé ne soit homologué pour accueillir la catégorie reine.
Contraintes commerciales et logistiques
Les écuries insistent pour ne pas courir deux courses sur le même circuit en une seule saison, mais la nécessité de préserver un minimum de 22 épreuves pousse la FOM à envisager toutes les options afin de respecter les clauses contractuelles avec les diffuseurs et les partenaires.
Liberty Media, propriétaire de la Formule 1, doit ainsi assurer le respect des engagements de diffusion qui prévoient un nombre minimal d’événements, tandis que les équipes doivent garantir la visibilité de leurs sponsors.
Fin de saison sous haute surveillance
Les Grands Prix du Qatar (prévu le 29 novembre) et d’Abu Dhabi (6 décembre) restent menacés, la stabilité géopolitique de la région étant trop incertaine pour garantir leur tenue.

Parmi les solutions envisagées, le circuit portugais de Portimão pourrait accueillir une manche supplémentaire, tout comme Imola en Italie, bien que l’ajout de courses européennes complique la logistique après le Grand Prix d’Espagne à Madrid, où les équipes déplacent habituellement leurs équipements vers les sites outre‑mer.
Effet domino sur les championnats affiliés
La décision finale devra également être communiquée aux catégories de soutien – Formule 2, Formule 3 – dont le planning dépend intégralement de celui de la Formule 1.
Le MotoGP et le Championnat du monde d’endurance (WEC) subissent les mêmes incertitudes, leurs courses du Qatar et du 1812 km du même pays ayant été reportées à cause du conflit.
Les acteurs du paddock attendent une clarification avant la pause estivale, car la date butoir annoncée par plusieurs sources internes se situerait au plus tard lors du Grand Prix des Pays‑Bas à Zandvoort (21‑23 août).
Dans les prochains jours, les ajustements imposés par la géopolitique détermineront la forme que prendra la fin de saison 2026, et avec elle les exigences commerciales qui guident le calendrier mondial.