Les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030 seront confinés à un tronçon de moins de 200 km entre Le Grand‑Bornand et Briançon, la ville de Nice ayant été exclue du plan final.
Cartographie condensée des sites
En ôtant le projet néerlandais d’Heerenveen, la configuration nationale se résume à cinq pôles : Haute‑Savoie, Savoie, la métropole lyonnaise, les Hautes‑Alpes (Briançonnais) et le volet international du patinage de vitesse.
Le Comité international olympique (CIO) a confirmé l’ajout du freeride et du patinage artistique synchronisé, tout en retirant le combiné nordique. Le Comité international paralympique (IPC) doit valider les derniers détails d’ici vendredi.
Alpes du Nord : Savoie et Haute‑Savoie
Haute‑Savoie
Le Grand‑Bornand deviendra le théâtre du biathlon, tandis que La Clusaz accueillera les courses de ski de fond et une partie des épreuves paralympiques. Le village olympique sera installé à Saint‑Jean‑de‑Sixt.
Savoie
Val d’Isère et Courchevel se partageront le ski alpin : la première se concentrera sur les disciplines techniques (slalom, géant) et la seconde sur la vitesse (super‑G, descente). Le saut à ski et les compétitions paralympiques seront également placés dans le même secteur.
Le bobsleigh, la luge et le skeleton seront logés à La Plagne, avec le village des athlètes prévu à Bozel.
Bassin lyonnais : le pôle glace repris
Lyon et sa métropole récupèrent l’ensemble du programme glace initialement attribué à Nice : 75 matches de hockey, 150 rencontres de curling, 16 sessions de patinage artistique et 9 épreuves de short‑track.
Le nouveau championnat de patinage artistique synchronisé s’ajoutera au calendrier. La LDLC Arena de Décines‑Charpieu, la Halle Tony‑Garnier, le centre Eurexpo de Chassieu, le Palais des sports de Gerland ainsi que plusieurs patinoires locales seront mobilisés.
Lyon hébergera également les compétitions paralympiques de glace, le village d’athlètes correspondant et le principal hub média, attendu pour accueillir plusieurs milliers de journalistes et techniciens.
Hautes‑Alpes : freestyle et nouvelles disciplines
Le pôle Briançonnais centralisera l’ensemble du freestyle, ski et snowboard confondus. La Salle‑les‑Alpes (Serre‑Chevalier) organisera le ski acrobatique, le ski de bosses et le big air.
Montgenèvre, quant à elle, sera le cadre du halfpipe, du slopestyle, du ski‑cross et du slalom géant parallèle. Les épreuves de ski‑alpinisme, récemment validées par le CIO après Milan‑Cortina, seront disputées sur ce site.
Le freeride, nouvel ajout au programme, rejoindra également le circuit de Briançon, où les athlètes résideront dans un village installé au sein d’un fort Vauban du XVIIIᵉ siècle dominant la ville.
Pays‑Bas : patinage de vitesse à Heerenveen
Les courses de patinage de vitesse se tiendront à l’anneau de glace Thialf, à Heerenveen, conformément à la décision française de ne pas construire d’infrastructure dédiée et de confier cet événement aux Pays‑Bas plutôt qu’à l’Italie, dont Turin était également candidate.
En concentrant ainsi les sites sur un périmètre restreint, les Jeux 2030 promettent une logistique allégée tout en introduisant deux disciplines inédites, signe d’une évolution structurée du programme olympique.