Le parquet de Paris a ouvert mardi 7 juillet une enquête pour injure publique aggravée à l’encontre de Kylian Mbappé, à la suite des propos tenus par la sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla.
Contexte du clash
Le week‑end du 5 juillet, le Paraguay a chuté aux huitièmes de finale du Mondial 2026 face à la France, un match ponctué d’incidents et de tensions entre supporters. Dans les heures qui ont suivi la défaite, Celeste Amarilla a publié sur X un message qualifiant Mbappé d’« abruti qui n’a même pas appris à écrire », parmi d’autres injures jugées discriminatoires.
Réaction de Kylian Mbappé
Le même soir, le capitaine des Bleus a rétorqué sur le même réseau social, soulignant que la sénatrice était « une femme méprisable et indigne de sa fonction » et affirmant qu’elle ne représentait pas le Paraguay, pays qu’il a décrit comme animé par la passion et l’honneur pendant la compétition.
Intervention du parquet et de la Fédération française de football
Le parquet a précisé à l’Associated Press que les propos de l’élue relevaient d’une injure publique aggravée, en raison de l’origine, de la nationalité ou de la religion supposées de la victime. Cette qualification expose la personne mise en cause à une peine maximale d’un an d’emprisonnement et à une amende de 45 000 euros. La Fédération française de football a officiellement porté plainte auprès du pôle national de lutte contre la haine en ligne, qualifiant les déclarations de « abjectes et inacceptables » et confirmant le signalement au parquet.
Déclarations du gouvernement paraguayen et suite judiciaire
Le gouvernement du Paraguay a rapidement désavoué les propos de sa sénatrice, rappelant que de tels messages sont contraires aux valeurs de coexistence pacifique et du respect de la dignité humaine. Malgré la suppression de son premier tweet, Celeste Amarilla a publié une « lettre ouverte » où elle présentait à contrecœur des excuses à Mbappé tout en réitérant ses accusations et en menaçant d’engager des poursuites judiciaires si le footballeur ne s’excusait pas à son tour.
Le dossier, désormais entre les mains du parquet, illustre la rapidité avec laquelle une altercation sur les réseaux sociaux peut passer du stade public à la procédure judiciaire.