La FIFA a annulé ce dimanche 5 juillet le carton rouge reçu par Folarin Balogun lors du huitième de finale contre la Bosnie‑Herzégovine, lui permettant ainsi de jouer contre la Belgique à Seattle.
Modification de la sanction disciplinaire
Après consultation de son Code disciplinaire, la commission a transformé la suspension ferme d’un match en suspension avec sursis assortie d’une période probatoire d’un an, invoquant l’article 27 qui autorise la révision d’une sanction déjà prononcée.
Réactions en Belgique et aux États‑Unis
La Fédération belge de football (RBFA) a dénoncé sur Instagram sa « stupéfaction », rappelant que l’article 66.4 du même code impose automatiquement la suspension d’un joueur après un carton rouge, comme cela s’est produit pour chaque expulsion du tournoi.
Le président américain Donald Trump a publiquement remercié la FIFA via Truth Social, affirmant que la décision « corrigeait une grande injustice », tandis que le secrétaire d’État Marco Rubio qualifiait le rouge initial d’« entuber » et réclamait une procédure d’appel.
En Belgique, la ministre du Sport Jacqueline Galant a appelé à un jeu « fair‑play », et le parti socialiste a dénoncé une « tricherie au profit de Trump », estimant que l’image du Mondial était compromise.
Origine du carton rouge et impact sur la rencontre américaine
Balogun, qui a déjà inscrit trois buts dans le tournoi, a été exclu après que la VAR a constaté qu’il avait marché sur la jambe du défenseur bosnien Tarik Muharemovic lors d’un saut contesté – un geste jugé involontaire mais potentiellement dangereux.
L’absence du buteur aurait clairement affaibli les États‑Unis contre la Belgique, d’où l’intérêt stratégique de la révision. Le joueur sera donc disponible pour le match de lundi, renforçant les chances de « Team USA » d’avancer en huitième de finale.
En définitive, la révision de la sanction soulève la question de la cohérence disciplinaire au sein de la FIFA, alors même que les instances sportives sont sous le regard critique des gouvernements et des supporters.