Charles Leclerc a terminé cinquième du sprint à Monaco malgré un départ catastrophique, puis a indiqué qu’un « gros changement » serait testé sur sa Ferrari avant les qualifications.
Sprint : un départ pénalisant et une remontée partielle
Parti de la quatrième rangée, le Monégasque a rapidement perdu trois places dans le premier virage, cédant le passage aux McLaren d’Oscar Piastri et de Lando Norris ainsi qu’à George Russell. La SF‑26, habituellement fiable sur les lancements, s’est retrouvée septième dès la sortie.
Débutant ensuite une course d’attaque, Leclerc a repris la cinquième place en doublant Piastri et en profitant d’une lutte entre Russell et Max Verstappen, dont les pneus semblaient en fatigue. La Mercedes, intouchable en fin de sprint, n’a pas suffi à modifier le classement final du pilote Ferrari.
Gestion d’énergie jugée inhabituelle
Le pilote a reconnu que la stratégie d’utilisation du ERS différait de celle de ses rivaux, notamment dans les sections où la puissance était cruciale. « Nous étions très rapides sur les lignes droites, mais notre déploiement d’énergie était moindre dans les zones de puissance, ce qui a rendu les dépassements très complexes », a déclaré Leclerc à Canal+.
Il a ajouté que le secteur entre le dernier virage et le Virage 3 était particulièrement difficile à exploiter, Russell y coupant abondamment sans réussir à le dépasser.
Un « gros changement » envisagé avant les qualifications
Face à une série de performances en qualification en dessous de ses attentes, Leclerc a confirmé que l’équipe allait tester une modification « philosophique » sur la monoplace avant la séance de qualifications de l’après‑midi. Si le résultat s’avère positif, l’ajustement pourrait être conservé tout au long de la saison.
« Je sais que je ne suis pas à mon maximum actuellement. Nous travaillons intensément et je suis confiant que ce changement nous orientera dans la bonne direction », a affirmé Leclerc.

Le constat du pilote monégasque laisse entrevoir une nécessité d’ajustement technique avant le sprint final, et la réponse de Ferrari dans les prochains tours pourrait bien redéfinir le rythme de la compétition à Monaco.