Brad Binder et Augusto Fernández ont vu 16 secondes ajoutées à leur temps de course au Grand Prix des Pays‑Bas après que le contrôle de Michelin a révélé une pression insuffisante sur le pneu avant.

Exigence de pression et méthode de contrôle
Le règlement impose aux coureurs de dépasser le seuil minimum de pression pendant au moins 60 % des tours prévus, soit 15 tours sur le total de 26 à Assen. Les capteurs embarqués transmettent les relevés à chaque tour, permettant aux commissaires de vérifier la conformité en temps réel.
Déroulement de la sanction
Binder n’a respecté le seuil que durant 14 tours, tandis que Fernández ne l’a maintenu que 13 fois, deux tours de moins que le quota requis. Après la séance, les stewards ont appliqué la pénalité standard de 16 secondes, rétroactivement incrémentée au classement final.
Conséquences sur le classement
Le temps supplémentaire a fait chuter Binder de la neuvième à la onzième place, le faisant dépasser Álex Rins et Luca Marini. Fernández, engagé en wild‑card Yamaha pour tester de nouvelles pièces aérodynamiques, était déjà classé 15ᵉ ; la pénalité n’a donc pas modifié son positionnement.
Historique des pénalités pour pression basse
Depuis le début de la saison, plusieurs pilotes ont été sanctionnés pour la même infraction : Pedro Acosta au sprint d’Austin, Toprak Razgatlıoğlu, Raúl Fernández, Joan Mir, Álex Rins et Jack Miller à Barcelone, ainsi que Maverick Viñales au Balaton Park.
En marge de la arrivée, Marc Márquez et Maverick Viñales ont perdu chacun une place après des dépassements de limites de piste lors du dernier tour, soulignant la sévérité du contrôle technique à Assen.
Cette série de sanctions montre que le maintien de la température et de la pression des pneus avant reste un défi majeur sur le tracé néerlandais, où les variations de surface accentuent rapidement tout écart de réglage.