Franco Morbidelli a vu son départ au GP des Pays‑Bas réduit de trois places sur la grille après avoir ralenti délibérément devant Enea Bastianini lors des essais libres à Assen.

Une sanction qui met un terme à la zone grise
Après plusieurs reproches l’an passé concernant son maintien sur la trajectoire sans vérifier la présence d’un concurrent, Morbidelli n’échappe enfin à la pénalité. La décision, prise par les commissaires de MotoGP, se traduit par une rétrogradation de trois places, impactant directement son pointage au classement du championnat.
Le pilote du VR46 Racing affirme que l’incident résulte d’un manque d’information en temps réel, soulignant l’absence de messages radio au casque comme facteur aggravant.
Enea Bastianini critique le pilotage « dangereux » de son compatriote
Le Tech3 de Bastianini décrit le comportement de Morbidelli comme « rester au milieu sans tourner la tête ». Il précise que cette habitude crée des situations à risque, surtout en phase décisive des essais où chaque seconde compte.
« Je ne suis pas satisfait, je crains pour la sécurité », a indiqué Bastianini à l’officiel MotoGP, rappelant que la sécurité du groupe passe avant les dépassements agressifs.
La radio embarquée comme solution envisagée
Dans un message Instagram, Morbidelli s’excuse et invoque l’absence d’avertissement radio au moment où Bastianini approchait. « Quand les messages radio seront généralisés, ce type d’incident diminuera nettement », assure‑il.
Le débat reste ouvert : Johann Zarco, qui a testé le système l’an passé, l’a jugé « insensé d’être tant à côté de la plaque », évoquant des difficultés d’audibilité. La communauté des pilotes attend encore la validation définitive de la technologie.
Assen offre ainsi un aperçu des tensions entre souveraineté du pilote et exigences de sécurité, tout en rappelant que l’évolution technologique pourrait rapidement remodeler les pratiques du paddock.