Une étude publiée le 29 mai 2026 sur le Social Science Research Network affirme que choisir Lionel Messi équivaut à se placer à gauche, tandis que soutenir Cristiano Ronaldo indique une orientation de droite.
Une enquête internationale au cœur d’un paradoxe sportif
Les chercheurs ont interrogé 10 661 participants résidant dans 26 pays entre avril et mai 2026. Les questionnaires combinaient la préférence entre les deux icônes du football et une série d’indicateurs psychologiques : tendance à l’autoritarisme, estime de soi, et auto‑déclaration d’idéologie politique.
Les données récoltées, bien que non validées par la communauté académique, ont permis aux auteurs de dégager un schéma récurrent : les fans de Messi manifestent davantage de valeurs progressistes, alors que les adeptes de Ronaldo affichent un profil plus conservateur.
Portraits psychologiques des supporters
Selon l’analyse, les partisans messiens tendent à posséder un esprit analytique et à se reconnaître dans une vision sociétale ouverte. En revanche, les sympathisants de CR7 se caractérisent par une estime de soi élevée et une préférence pour les structures autoritaires, signifiant une propension à valoriser l’ordre et les hiérarchies.
Ces corrélations s’appuient sur des réponses concernant l’autoritarisme et l’auto‑perception, sans toutefois établir de causalité directe entre le football et l’idéologie politique.
Impact sur le débat sportif
Sur le plan purement footballistique, les supporters de Messi citent le triplé décisif de l’Argentine contre l’Algérie lors du Coupé du monde 2026 comme preuve de la supériorité de leur idole. De leur côté, les fans de Ronaldo débattent de la possible mise à l’écart du Portugais après une prestation jugée insuffisante contre la République démocratique du Congo (match nul 1‑1).
En dépit du caractère surprenant de l’étude, les discussions qu’elle génère illustrent la façon dont le sport peut servir de prisme pour décrypter des tendances sociopolitiques, même si les conclusions restent à prendre avec prudence.
Comme le rappelle l’article original de RMC Sport, la corrélation entre préférence footballistique et orientation politique demeure un sujet à explorer avec rigueur, au-delà du battage médiatique.