La cour d’appel de Versailles a confirmé ce vendredi 19 juin le renvoi en procès pour viol du défenseur international marocain et titulaire du Paris Saint‑Germain, Achraf Hakimi.
Décision de la juridiction et suite de la procédure
Le jugement précise que les investigations menées lors de l’enquête et de l’instruction ont permis d’établir l’existence de charges suffisantes, justifiant ainsi la mise en accusation devant la cour criminelle des Hauts‑de‑Seine. La date d’audience n’a pas encore été fixée, mais le footballeur devra comparaître devant le tribunal départemental.
Réactions des avocats et de la plaignante
L’avocate d’Achraf Hakimi, Maître Fanny Colin, a dénoncé la décision en rappelant que les éléments à décharge découverts par l’enquête auraient conduit, dans n’importe quelle autre affaire, à un non‑lieu. Elle a ajouté que son client attend « avec impatience » le procès afin de pouvoir s’exprimer. De son côté, Me Rachel‑Flore Pardo, représentant la partie civile, a qualifié la décision de « parfaitement cohérente avec les éléments du dossier », soulignant un sentiment de soulagement chez la victime.
La plaignante, qui a confié son récit à Mediapart le 18 juin, a affirmé « J’ai envie de me justifier. J’ai envie qu’on me croie », rappelant que la rencontre avec le joueur aurait eu lieu en janvier 2023 via Instagram, suivie d’un déplacement en VTC jusqu’à son domicile où elle aurait subi des attouchements puis un viol.
Contexte de l’affaire et éléments déjà connus
Après la mise en examen de Hakimi en mars 2023, le footballeur a été placé sous contrôle judiciaire. Il a contesté les accusations depuis le début, les qualifiant de « fausses ». En parallèle, il dirige le groupe du Maroc lors de la Coupe du monde 2026, dont le deuxième match opposera la sélection marocaine à l’Écosse.
Le dossier a fait l’objet d’une première audition devant la chambre de l’instruction en mai, où Hakimi avait demandé un non‑lieu. La décision de la cour d’appel vient donc confirmer que la procédure pénale se poursuivra.