Razgatlioglu frustré : en MotoGP on n’est que spectateur quand on ne dépasse pas

Razgatlioglu frustré de ne pouvoir dépasser : "En MotoGP vous êtes juste spectateur"
Razgatlioglu frustré de ne pouvoir dépasser : "En MotoGP vous êtes juste spectateur"

Toprak Razgatlioglu critique la Yamaha après son 11e place au Grand Prix de Hongrie

Malgré un pointage record de cinq points, le pilote turc a quitté le circuit visiblement irrité, accusant son manque de capacité à s’extraire du peloton.

Un week‑end prometteur freiné par l’impossibilité de dépasser

Après un départ à la dixième position, Razgatlioglu a rapidement perdu toutes les ouvertures, se voyant enfermé derrière les motos concurrentes pendant la majeure partie de la course.

« J’ai senti un bon rythme, mais je n’ai jamais pu filer seul », a-t-il expliqué, soulignant que les seules occasions de s’avancer étaient liées à des erreurs adverses.

Déficits techniques et réglages contestés

Le pilote a admis que le frein moteur, revu avant la séance, n’a pas apporté les bénéfices escomptés, créant des blocages sur la roue arrière dès les premiers virages.

Il a également pointé du doigt le pneumatique avant Michelin, qui atteint déjà ses limites, provoquant un blocage dès qu’il tente de freiner plus tard.

Jack Miller : contraste net avec le coéquipier Pramac

Alors que Miller a profité d’une chute pour rouler en solo et conserver son allure, Razgatlioglu est resté « dans le groupe », incapable de créer l’écart nécessaire.

Le coéquipier, parti du même poste de départ, a d’abord occupé la quatrième place avant de finir huitième, un résultat jugé surprenant au vu des performances de la Yamaha.

Comparaison avec les KTM et la dynamique des lignes droites

Selon le Turc, les KTM restent « faciles à rattraper » mais pénalisent les coureurs en ligne droite, où la Yamaha perd du temps, désavantage qui se répercute dans les secteurs suivants.

Il a rappelé que, sur le circuit du Balaton Park, il maîtrisait mieux les dépassements en WorldSBK, capacité qui se heurte aujourd’hui aux spécificités du MotoGP.

Perspectives à la lumière d’un meilleur tour

Le dernier tour a offert à Razgatlioglu un temps de 1’39,6, proche du groupe de tête, preuve qu’une vitesse suffisante existe mais reste inutilisée tant qu’il ne trouve pas la sortie du peloton.

« Je suis en colère car je ne fais que suivre les autres », a conclu le pilote, exprimant son ambition de transformer ce bon rythme en résultats concrets.

Toprak Razgatlioglu sur la Yamaha Pramac Racing lors du GP de Hongrie