Coupe du monde à Boston : l’ambiance reste encore timide

« La Coupe du monde ? Ah ok » : A Boston, l’ambiance ne prend pas encore
« La Coupe du monde ? Ah ok » : A Boston, l’ambiance ne prend pas encore

Pour la phase de la Coupe du monde 2026, le Gillette Stadium a été rebaptisé « Boston Stadium » par la FIFA et accueille près de 60 000 spectateurs.

Un parcours routier en mode marathon

Le trajet depuis l’aéroport Boston‑Logan dure à peine une heure, mais il se transforme rapidement en embouteillage dès 14 h, la circulation formant une toile d’araignée qui fige les vitesses comme les pick‑up sur l’asphalte.

Sortir des bouchons impose de survivre à une colonne interminable, rendant chaque minute de déplacement comparable à une manche de qualifiers sur circuit urbain.

Silence radio de la FIFA sur l’autoroute

Sur les trente kilomètres d’autoroute qui mènent au stade, aucune signalétique, aucun compte à rebours géant n’annonce l’événement le plus suivi de la planète ; les panneaux publicitaires ne vantent que des cabinets d’avocats spécialisés dans les accidents de la route ou du travail.

Cette absence quasi totale d’habillage FIFA contraste fortement avec la visibilité habituelle des grandes compétitions sportives, où chaque km parcouru devient une scène publicitaire.

Le stade, forteresse des Patriots avant tout

Lorsque le Boston Stadium émerge enfin, il se dresse au cœur d’un océan de parkings (20 000 places en temps normal) et de zones commerciales, rappelant que ce terrain appartient d’abord aux New England Patriots, l’équipe de NFL détentrice du record de Super Bowl.

Les couleurs de la NFL dominent les timides logos de la FIFA, faisant du stade une forteresse où l’identité américaine prime sur l’affichage du football mondial.

En définitive, le Boston Stadium demeure avant tout une enceinte patriote, où l’empreinte du football international peine à s’imposer face à la puissance du sport américain.