Des milliers d’enseignants mexicains ont scellé l’accès principal du stade Azteca, gênant la tenue prévue de la cérémonie d’ouverture de la Coupe du monde.
Blocage massif des enseignants autour du stade Azteca
Le groupe dissident du syndicat CNTE, en manifestation depuis une semaine, a dressé un campement à quelques centaines de mètres du Zócalo, à proximité de la zone prévue pour les supporters, et a annoncé l’intention de poursuivre les protestations le jour du match d’ouverture entre le Mexique et l’Afrique du Sud.
« Nous voulons atteindre le stade », a affirmé Angel Villalobos au micro de l’AFP, tandis que d’autres manifestants, dont Austreberto Flores, ont ponctué le cortège de cris tels que « La lutte continue ».
Mesures sécuritaires et réponses gouvernementales
Face à l’engorgement, les forces de l’ordre ont déployé plusieurs milliers d’agents, érigeant des barrières en béton et bloquant la voie d’accès avec une remorque afin de contenir l’avancée des manifestants.
Le gouvernement a déclaré que des améliorations avaient été apportées aux conditions de travail des professeurs, tout en appelant à la reprise du dialogue pour éviter toute perturbation supplémentaire de la fête sportive.
Enjeux salariaux et position de la Présidente Sheinbaum
Les revendications portent sur une hausse salariale substantielle et l’abrogation d’une loi relative aux retraites, jugée inopérante par les manifestants. La Présidente Claudia Sheinbaum a qualifié ces actions de « provocation », les interprétant comme une démonstration du malaise social au Mexique, tout en insistant sur l’absence d’un mécontentement généralisé.
Sheinbaum a exclu toute consigne de répression policière et a souligné la nécessité de garantir le bon déroulement de l’inauguration, dans le calme et la sérénité. Elle a également précisé qu’elle ne participerait pas à la cérémonie dans le stade, envisageant toutefois une éventuelle présence dans la zone réservée aux supporters située près du palais présidentiel, selon l’évolution de la situation.
Alors que les forces de l’ordre maintiennent le statu quo, le compte‑à‑rebours de la Coupe du monde continue de tourner, laissant le spectre d’une ouverture compromise planant sur la capitale.