Lewis Hamilton a grimpé jusqu’à la deuxième place du Grand Prix de Monaco 2026, confirmant que le Britannique ne se contente plus d’un simple « début difficile » chez Ferrari.
Un weekend marqué par un suspense technique
Parti troisième en qualification derrière Kimi Antonelli et Max Verstappen, Hamilton a profité de l’abandon du Néerlandais pour gagner une place sur la grille. Malgré une relance fulgurante, le pilote de Maranello n’a pu dépasser Antonelli, qui est resté intouchable pendant toute la course.
Lors de son premier arrêt aux stands, le pilote a écopé d’une pénalité de cinq secondes pour excès de vitesse dans la voie des stands, sanction purgée sous le régime de voiture de sécurité déclenchée après l’accident de Lance Stroll. La sanction n’a pas entraîné de perte de position, mais a ajouté une tension supplémentaire à une course déjà riche en rebondissements.

Le redémarrage après le drapeau rouge
La course a été stoppée lorsque Charles Leclerc a percuté le mur, puis relancée avec un départ arrêté. Hamilton a avancé à l’arrière de la grille, mais le duel avec Antonelli s’est résorbé dès le deuxième départ, où les deux pilotes ont mis les gaz à l’unisson sans que Hamilton ne parvienne à prendre la tête.
Ce que révèle le circuit de Monaco sur la SF‑26
Le pilote septuple champion a souligné que la séance à Monaco a fourni la lecture la plus précise possible des axes d’amélioration de la Ferrari, notamment face à la référence actuelle : la Mercedes d’Antonelli.
« L’appui aérodynamique de Mercedes est clairement supérieur ; en traction, ils évoluent dans une autre catégorie », a indiqué Hamilton, rappelant que la puissance moteur de la SF‑26 n’est pas le facteur limitant sur le circuit urbain.
Selon lui, l’expérience acquise à chaque tour, couplée aux observations liées à la dynamique du wagon‑carré, orientera les développements à venir de la Scuderia.
Enjeux du championnat : deuxièmement au classement
Grâce à ses deux podiums, notamment le deuxième à Monaco, Hamilton se retrouve à la deuxième place du championnat pilotes, à seulement 66 points du leader Kimi Antonelli.
Il a attribué ce résultat à la fiabilité de la Ferrari et au soutien de Fred Vasseur, soulignant que les leçons tirées de la première moitié de saison sont déjà visibles dans les performances de la voiture.
L’objectif ultime : une victoire en rouge
Le Britannique ne voit plus la victoire en tant que simple jalon mais comme le premier titre majeur avec la Scuderia. « La victoire ne pourrait pas être plus proche, il ne manque plus qu’une course pour la décrocher », a-t-il déclaré.
Conscient que la saison s’allonge, Hamilton insiste sur la nécessité de pousser chaque week‑end, rappelant que « poursuivre un concurrent est souvent plus simple que de défendre sa position », autant sur la piste que dans la stratégie d’équipe.
Enfin, Hamilton a conclu en soulignant que la dynamique actuelle avec Ferrari constitue « une expérience extraordinaire » qui, selon lui, devrait se traduire très prochainement par le trophée tant recherché.