Roland-Garros : Zverev interrompt l’interview après des questions sur violences conjugales

Roland-Garros: "On devrait arrêter, c'est mieux", Zverev interrompt un entretien après des questions sur ses affaires de violences conjugales
Roland-Garros: "On devrait arrêter, c'est mieux", Zverev interrompt un entretien après des questions sur ses affaires de violences conjugales

Alexander Zverev a décroché son premier titre du Grand Chelem à Roland‑Garros, mais le trophée s’est vu entaché d’une controverse juridique persistante.

Le sacre à Roland‑Garros sous le poids des accusations

Vainqueur d’un cinq‑sets face à Flavio Cobolli, le joueur allemand de 29 ans a vu la cérémonie de remise des prix interrompue par une série de questions sur les violences conjugales qui le concernent depuis 2020.

Interrogé par L’Équipe, Zverev a d’abord évoqué son parcours sportif avant de « fermer » la discussion dès que le sujet des allégations est apparu, exprimant son ras‑le‑bol face à ce qu’il qualifie de questions récurrentes.

Le règlement à l’amiable du litige avec Brenda Patea

Condamné en première instance en octobre 2023 à 450 000 € d’amende pour faits supposés survenus en mai 2020 à Berlin, Zverev a toujours contesté les faits rapportés par son ex‑compagne Brenda Patea.

En juin 2024, les avocats du joueur ont annoncé un accord de 200 000 € : 150 000 € versés aux pouvoirs publics, 50 € 000 aux associations caritatives et une somme supplémentaire à la plaignante, afin de clore rapidement la procédure, notamment dans l’intérêt de leur enfant. Les représentants légaux ont maintenu que Zverev demeure considéré comme innocent.

Autres témoignages et l’état du dossier

En 2021, Olga Sharypova, ancienne amie de Zverev, a déclaré sur les réseaux sociaux avoir été soumise à des violences similaires, évoquant notamment un étouffement à l’oreiller et des coups contre un mur, mais aucune plainte n’a jamais été déposée.

À ce jour, les accusations restent au centre de débats publics, chaque partie conservant sa position : l’ancien champion du tennis nie fermement les faits, tandis que les victimes potentielles réclament reconnaissance et justice.

Le prochain défi de Zverev ne sera pas seulement sportif : il devra gérer la perception médiatique qui continue de l’accompagner hors du court.