Face à une Ferrari qui a perdu plus d’un tiers de son appui aérodynamique en Q3, Lewis Hamilton a vu ses espoirs de pole position à Monaco s’envoler, se classant finalement troisième.
Des retouches aérodynamiques inattendues en qualification
Au cours de la séance, l’équipe a retiré l’équivalent de dix crans d’aileron avant, rendant la voiture nettement plus légère à l’avant tout en sacrifiant la stabilité recherchée.
Hamilton a expliqué que « nous avions besoin de davantage d’appui à l’avant, mais nous nous sommes retrouvés avec trop d’appui, ce qui a forcé la suppression massive de l’aileron », soulignant l’incompréhension qui persiste chez les ingénieurs.
Une qualification décousue, de Q1 à Q3
En Q1, le Britannique a peiné à établir un équilibre, signant de multiples tours en dehors du rythme de la concurrence et évoquant une perte de confiance précoce.
Le problème s’est prolongé en Q2, où il a dû « effectuer de très gros changements » pour retrouver le contrôle, tout en constatant une diminution progressive de l’appui aérodynamique.
Ce ne sont qu’après de fines modifications – « un millimètre par-ci, un millimètre par-là » – que la monoplace a retrouvé une forme exploitable lors du dernier tour de Q3.
Résultat final et réaction du septuple champion
Hamilton a admis être « relativement satisfait » de la troisième place, même si la pole restait son objectif principal, et a reconnu que la performance de Mercedes, incarnée par Kimi Antonelli, était « intouchable » ce jour‑samedi.
Le pilote a ajouté que la vitesse affichée la veille aurait pu lui permettre d’être plus proche de la tête de grille, mais que les temps records de la concurrence le forçaient à redoubler d’efforts pour le départ.
Perspectives pour la course du Grand Prix de Monaco
Le mystère autour de la perte d’appui arrière de la Ferrari indique que l’équipe devra affiner ses réglages avant la manche, afin de restaurer le niveau de confiance perdu dès Q1.
Avec la Mercedes d’Antonelli et Red Bull de Verstappen affichant des performances supérieures, la stratégie d’ajustement rapide deviendra cruciale dans les dernières séances d’essais libres.

Si les prochaines itérations techniques ne rétablissent pas l’équilibre perdu, la bataille pour la victoire à Monaco promet d’être résolument bataille de réglages plus que de vitesse brute.