À moins de quatre jours du coup d’envoi le 11 juin, 74 000 billets restent en vente pour 86 des 104 matchs de poule, défiant l’affirmation de Gianni Infantino selon laquelle toutes les places seraient déjà attribuées.
Des billets toujours disponibles malgré les déclarations officielles
En février, le président de la FIFA avait rétorqué que « tous les matches sont complets », tout en promettant quelques ventes de dernière minute. BBC indique que, le 1er juin, la même source officielle affichait encore 500 places libres pour le match d’ouverture Mexique‑Afrique du Sud, au prix de près de 2 000 €.
Le constat s’étend aux villes de province : Ajaccio, Saint‑Nazaire ou Fort‑de‑France pourraient encore se voir attribuer des places grâce à ces créneaux inoccupés.
Prix records et tolérance des supporters à l’épreuve
Le The Times rappelle que la Coupe du monde 2026 deviendra la plus onéreuse de l’histoire, les tarifs s’approchant du double de ceux pratiqués au Qatar en 2022. Forbes se demande si la FIFA n’a pas dépassé la « tolérance » financière des fans, risquant ainsi des tribunes partiellement vides même si les grands matchs se vendent à guichets fermés.
Revente : les billets se déprécient à l’approche du tournoi
Depuis le début du mois, les sites de revente ont vu les prix baisser d’environ 25 % en moyenne. The Times signale que le billet le moins cher passe de 736 $ le 9 avril à moins de 600 $ aujourd’hui. Selon le créateur de la plateforme TicketData, les revendeurs attendent encore le « dernier moment » pour maximiser les gains.
Cette chute de prix pourrait créer des opportunités de « bonnes affaires » pour les supporters prêts à attendre la veille du match.
Le paradoxe d’une coupe du monde affichant des places vides dès les premiers jours laisse entrevoir que la politique tarifaire pourrait altérer durablement la première impression du public en 2026.