Alonso avait averti d’un danger imprévisible de l’Aston Martin avant l’accident des EL1

Avant l'accident des EL1, Alonso prédisait un risque avec une Aston Martin imprévisible
Avant l'accident des EL1, Alonso prédisait un risque avec une Aston Martin imprévisible

Le jeudi 5 mai, Fernando Alonso a percuté le mur de la chicane du port à Monaco après un décrochage brutal de la boîte, laissant son Aston Martin AMR‑26 avec l’aile avant détruite et la séance d’essais libres 1 interrompue.

Une sortie de piste qui a tout arrêté

Alors qu’il freinait à fond pour négocier la pivotante chicane, le pilote a senti le moteur perdre de la puissance, le véhicule a dérivé vers le béton et la partie frontale a été arrachée. L’impact a été absorbé par le caoutchouc de sécurité, mais les débris de l’aile ont obligé les commissaires à stopper la circulation sur le circuit.

L’incident n’a pas causé de blessure au pilote, mais a contraint Aston Martin à réviser immédiatement le composant endommagé.

Un rétrogradage qualifié d’aléatoire

Devant les médias, Alonso a rappelé que la nouvelle transmission, développée en interne depuis la prise de contrôle de l’usine Honda, présentait des comportements imprévisibles, surtout à faible vitesse. « Nous avons déjà des difficultés avec la boîte depuis Miami », a-t-il déclaré, insistant sur le risque d’un « rétrogradage aléatoire » qui pourrait bloquer les roues arrière sur un tracé aussi serré que Monaco.

Le pilote a souligné que, dans une ville‑circuit où chaque millimètre compte, un manque de synchronisation pouvait transformer une simple décélération en collision avec le mur.

Lance Stroll confirme les pertes de synchronisation

De son côté, le co‑pilote britannique a décrit les problèmes rencontrés au Canada, où la perte de phase entre le moteur et la boîte se produisait dès que la Vélocité descendait sous 40 km/h. « Chaque fois que nous passons l’épingle du Loews, le rapport se désynchronise », a indiqué Stroll, ajoutant que chaque correction coûtait un temps précieux.

Ces observations corroborent les craintes d’Alonso et montrent que la difficulté n’est pas isolée à Monaco.

Fernando Alonso dans son Aston Martin AMR‑26 lors des essais à Monaco

Fernando Alonso, Aston Martin Racing

Conséquences immédiates sur le weekend

Le retrait de la session a contraint les ingénieurs à analyser le système de transmission, à vérifier l’intégrité de l’unité de puissance Honda et à préparer un éventuel remplacement ou une mise à jour logicielle avant la deuxième séance. L’aile avant a dû être remplacée, entraînant un léger retard dans le programme de travail de l’écurie.

Lance Stroll inspectant le châssis d’Aston Martin

Lance Stroll (Aston Martin) examine la voiture après les essais

Enjeu pour le défi monégasque

Si la boîte de vitesses ne retrouve pas une synchronisation fiable, le duo Alonso‑Stroll risque de perdre du temps sur chaque virage serré, compromettant la compétitivité face aux équipes déjà stabilisées. La prochaine séance de Monaco testera la capacité d’Aston Martin à transformer les données de Miami et du Canada en amélioration tangible.

Le week‑end monégasque s’annonce donc comme le véritable terrain d’essai de la nouvelle transmission, où chaque coup de pédale pourra déterminer le sort du champion deux fois vainqueur.