Matteo Arnaldi, 104e mondial, a officiellement annoncé son forfait à la demi‑finale du Roland‑Garros, invoquant une infection virale qui l’a contraint à abandonner le duel prévu contre Flavio Cobolli.
Déclaration médicale et symptômes
Lors de la conférence de presse, l’Italien a détaillé une nuit marquée par des vomissements répétés à partir de 1 h du matin, une insomnie totale et une seconde crise matinale vers 6 h. « J’ai appelé les médecins dans ma chambre », a-t-il indiqué, le teint pâle et la voix affaiblie.
Il a ajouté qu’il n’a rien pu ingérer durant la journée, que chaque tentative de boire ou de manger déclenchait des nausées sévères et une perte de connaissance. « Je me sens déshydraté, la tête tourne, je crains une blessure si je joue », a conclu Arnaldi.
Un marathon de 20 heures de jeu sur la terre battue parisienne
Avant ce retrait, l’Italien a enchaîné deux matchs épuisants : 5 h 03 contre Raphaël Collignon (6‑4 – 6‑7 – 5‑7 – 6‑4 – 7‑6) puis 5 h 30 face à Frances Tiafoe (4‑6 – 6‑7 – 3‑6 – 7‑6 – 6‑4). Ces confrontations ont porté son temps total sur les courts de Porte d’Auteuil à près de 20 heures.
Cette performance aurait dû lui valoir sa première demi‑finale en Grand Chelem, mais un second incident de santé l’a contraint à céder la place à Cobolli.
Réaction des organisateurs et remboursement
Amélie Mauresmo, directrice du tournoi, a confirmé sur le plateau de France TV que tous les billets concernés seraient remboursés intégralement, afin d’éviter tout préjudice aux spectateurs.
Impact sur le tableau et suite du tournoi
Le retrait d’Arnaldi place Flavio Cobolli en finale, tandis que le chèque de la moitié du tableau masculin se remplit de nouvelles absences, dont celle de Matteo Berrettini, déjà contraint à l’abandon pour des raisons physiques.
Pour Arnaldi, ce forfait représente une première décevante à la demi‑finale d’un Grand Chelem, soulignant les aléas de la saison.
Observation
La succession d’abandons met en exergue la fragilité physique des joueurs en phase décisive, où chaque heure supplémentaire sur le court peut devenir un facteur de risque majeur.