Non‑lieu confirmé par la cour d’appel d’Amiens
La chambre d’instruction d’Amiens a rendu un arrêt de 32 pages déclarant que les éléments constitutifs des infractions reprochées à Pierre‑Charles Boudot ne sont pas réunis, ce qui conduit à un non‑lieu effectif pour le jockey mis en examen en 2021.
Chronologie des procédures judiciaires
Affaire de Cagnes‑sur‑Mer (2021)
Après la plainte d’une cavalière de 25 ans, accusant le champion français d’avoir fait usage de substances pour annuler son consentement, le parquet a ouvert une enquête qui a conduit à la mise en examen du 33 ans en 2021. France Galop a alors suspendu d’office son autorisation de monter, l’empêchant de concourir sur le territoire hexagonal.
Affaire de Deauville (2015)
En 2025, le même cavalier avait déjà obtenu un non‑lieu du juge d’instruction de Senlis pour des faits similaires survenus lors d’une réunion hippique à Deauville, où une autre plaignante évoquait également un supposé empoisonnement suivi d’un viol.
Conséquences sportives et perspectives de retour
La suspension conservatoire prononcée par France Galop reste en vigueur jusqu’à l’obtention d’une autorisation du Service central des courses et jeux (SCCJ), organe chargé de valider tout retour sur les pistes françaises. En attendant, Boudot a renoué avec le circuit international en disputant des courses au Qatar depuis l’an dernier.
Son avocate, Me Florence Gaudillière, a souligné que le non‑lieu ouvre la voie à la réactivation de son permis, à condition que le SCCJ donne son feu vert.
Parcours sportif de Pierre‑Charles Boudot
Vainqueur du Prix de l’Arc de Triomphe 2019, triple cravache d’or du plat (2015, 2016, 2020) et lauréat du Grand Prix de Saint‑Cloud, du Prix de Diane, du Grand Prix de Paris ainsi que des Breeders’ Cup Mile et Filly and Mare Turf aux États‑Unis, il a dominé la scène du galop mondial pendant plusieurs saisons.
Fils d’un entraîneur de course, il baigne dans l’univers du turf depuis l’enfance, ce qui explique son surnom « PC » parmi les passionnés.
Réactions et suites possibles
L’avocate de la partie plaignante, Me Justine Devred, n’a pas souhaité s’exprimer, tandis que la victime conserve le droit de saisir la Cour de cassation. De son côté, Me Gaudillière a déclaré que la justice a enfin reconnu l’innocence de son client, qui envisage désormais de retrouver les grandes épreuves du calendrier hippique.
Le dossier, qui a tenu la communauté du turf en haleine pendant plusieurs années, montre à quel point la procédure judiciaire peut impacter la carrière d’un athlète de haut niveau.
Il pourra désormais viser à nouveau les grands rendez‑vous du turf mondial, dès que les autorités françaises lèveront son interdiction.