Après le veto du maire d’Eric Ciotti contre l’installation d’une patinoire provisoire à l’Allianz Riviera, les épreuves de hockey, de patinage artistique, de curling et de short‑track, initialement prévues à Nice, ont été définitivement reportées à Lyon pour les Jeux olympiques d’hiver 2030.
Le revirement politique qui a contraint le CIO
Le Conseil international olympique (CIO) s’est trouvé contraint de déplacer les disciplines de glace après qu’aucune solution alternative n’ait pu être trouvée à Nice, la ville étant désormais privée d’infrastructure suffisante pour accueillir le hockey masculin et les courts de patinage. La décision a été prise en soirée vendredi, suite aux discussions avec les autorités locales et les représentants de la région Provence‑Alpes‑Côte d’Azur.
Déclarations enflammées des acteurs régionaux
Le maire d’Nice, Eric Ciotti, a qualifié le transfert de « manipulation, mauvaise foi et intérêts financiers », ajoutant que le choix de Lyon, perçue comme favorable à la gauche, était une sanction politique envers les Niçois. De son côté, Renaud Muselier, président du Conseil régional, a riposté en traitant son opposant de « pompier pyromane », rappelant que le sport ne devait jamais servir de levier partisan.
Le leader du Rassemblement national, Jordan Bardella, a soutenu Muselier sur X, demandant à la communauté olympique de vérifier si la décision était réellement motivée par l’intérêt général ou par une revanche politique après l’élection de Ciotti à la mairie.
Conséquences pour la région et le projet olympique
Dans un entretien avec l’AFP, Muselier a exprimé son « immense tristesse » face à ce qu’il considère comme un « gâchis », soulignant que les Jeux devaient rester sobres, transformateurs et exemplaires. Il a remercié les dirigeants de la région Auvergne‑Rhône‑Alpes, notamment Fabrice Pannekoucke et Laurent Wauquiez, pour leurs tentatives de sauver le programme niçois, tout en dénonçant le refus du maire de collaborer.
Le déplacement implique désormais la mise en place d’installations temporaires à Lyon, où les autorités locales accusent la ville de ne pas s’être trompée et d’avoir agi rapidement pour garantir le bon déroulement des compétitions.
L’article original a été publié sur RMC Sport.
Le verdict final laisse la Côte d’Azur sans les Jeux d’hiver, tandis que les organisateurs devront assurer que les athlètes bénéficient des conditions promises, malgré le contexte de tensions locales.
